Presentations
Au-delà de l’occupation du territoire : évaluer si les meilleures pratiques de gestion forestière favorisent la reproduction réussie du pic de Williamson, une espèce en voie de disparition.
Présentateur·rice·s: Tory Hartley-Cox1, Elizabeth Gow2, Emily Choy3
Affiliation·s: 1. doctorant, Université McMaster, 2. Environnement et Changement climatique Canada, 3. Université McMaster
Session: 3MT - Espèces menacées
Heure: 2026-10-06 20:40 UTC
Résumé
Les pratiques de gestion forestière conçues pour réduire les impacts de l’exploitation forestière sur la faune ne fournissent pas toujours les conditions d’habitat nécessaires à une reproduction réussie. Dans certains cas, l’habitat conservé peut continuer d’attirer des individus reproducteurs sans pour autant favoriser le succès de la reproduction, ce qui risque de créer des pièges écologiques. Pour le Pic de Williamson (Sphyrapicus thyroideus), une espèce en voie de disparition au niveau fédéral, des meilleures pratiques de gestion (MPG) forestière ont été élaborées pour être utilisées en Colombie-Britannique. Cependant, ces pratiques volontaires ne sont appliquées que dans l’aire de répartition connue de l’espèce, et leur efficacité à soutenir une reproduction réussie n’a jamais été évaluée. Pour déterminer si les MPG forestières actuelles fournissent un habitat qui favorise une reproduction réussie, nous établissons un lien entre la productivité des nids et les caractéristiques de l’habitat, en nous concentrant sur les conditions de nidification et d’alimentation dans les forêts aménagées et non aménagées. Pendant les saisons de reproduction de 2025 et 2026, des relevés de présence ont été effectués dans les régions de Princeton et de Boundary, dans le sud de la Colombie-Britannique, afin de localiser les territoires de reproduction et les cavités de nidification actives. La productivité des nids a été suivie à l’aide d’observations visuelles répétées, de caméras sur mesure pour cavités et d’unités d’enregistrement acoustique afin de documenter la taille de la couvée, le succès d’éclosion, le succès à l’envol et l’échec de la nidification. Les évaluations de l’habitat ont permis de quantifier les caractéristiques des arbres de nidification, la structure du peuplement et la composition de la forêt environnante dans les forêts protégées, les peuplements récoltés avec rétention et les forêts non exploitées. Ce projet fournira la première évaluation directe de l’efficacité des MPG forestières actuelles à soutenir la reproduction réussie du Pic de Williamson au Canada. En identifiant les caractéristiques de l’habitat de nidification et d’alimentation associées au succès et à l’échec de la nidification, les résultats aideront à orienter les améliorations futures des MPG forestières et à éclairer la planification du rétablissement et la conservation à long terme de cette espèce en voie de disparition.
Corrections de traduction en cours
Au-delà de la quantité d’habitat: des lignes sismiques à faible impact fragmentent l’habitat d’un oiseau chanteur en déclin en forêt ancienne
Présentateur·rice·s: Taylor Hart1, Juan Andrés Martinez Lanfranco2, Alessandro Franceschini3, Erin Bayne4
Affiliation·s: 1. Université de l’Alberta, 2. Université de l’Alberta, 3. Université de l’Alberta, 4. Université de l’Alberta
Session: Session 2: L’utilisation de l’habitat et Biologie de la Reproduction
Heure: 2026-10-06 19:10 UTC
Résumé
La perte et la fragmentation de l’habitat sont les principaux moteurs de la dégradation des forêts et du déclin de la biodiversité, mais démêler leurs effets est difficile car ils se produisent simultanément, peuvent interagir et sont perçus différemment par les différentes espèces, ce qui nécessite des définitions spécifiques à chaque espèce et des tests explicites pour les effets additifs et interactifs. Pour quantifier les effets de ces processus sur la Paruline à gorge noire (BTNW), une espèce préoccupante pour la conservation en Alberta, nous avons développé des définitions spécifiques à l’espèce de l’habitat de la BTNW (forêt mixte de 80 à 140 ans) et de la fragmentation (densité de lisières). Nous avons comparé des modèles d’occupation spatiale avec uniquement la quantité d’habitat, uniquement la densité de lisières, et leurs effets additifs et interactifs en utilisant trois définitions de plus en plus complètes de la fragmentation (uniquement les grandes perturbations polygonales; en ajoutant les larges éléments linéaires >8 m; et toutes les perturbations anthropiques y compris les étroites lignes sismiques de 2 à 8 m), à trois échelles spatiales (7, 78 et 314 ha). La définition la plus complète, incluant les lignes sismiques, a fourni le meilleur ajustement du modèle aux échelles de 7 et 78 ha, indiquant que les parulines à gorge noire perçoivent même les perturbations étroites comme des limites d’habitat. La densité de lisières a affecté négativement l’occupation aux deux échelles les plus fines, mais la quantité d’habitat est devenue le prédicteur dominant à l’échelle plus large de 314 ha. Notre approche spécifique à l’espèce a révélé des réponses que des classifications génériques auraient probablement masquées, démontrant que les stratégies de conservation pour cette espèce doivent tenir compte de la configuration spatiale en plus de la quantité d’habitat. Compte tenu des forts effets négatifs de la densité de lisières et des déclins de population importants signalés pour la BTNW en Alberta, nous exhortons les gestionnaires à minimiser la création cumulative de lisières par la planification de la récolte et la régénération active des lignes sismiques.
Corrections de traduction en cours
Chant et soins parentaux : les bons pères chantent des chansons simples.
Présentateur·rice·s: Sarah Dobney1, Hayley Spina2, Ryan Norris3, Heather Williams4, Stephanie Doucet5, Daniel Mennill6
Affiliation·s: 1. Université de Windsor, 2. Université de Guelph, 3. Université de Guelph, 4. Williams College, 5. Université de Windsor, 6. Université de Windsor
Session: Session 1: Biologie de la Reproduction
Heure: 2026-10-06 17:40 UTC
Résumé
Les chants d’oiseaux élaborés sont importants pour le choix du partenaire chez de nombreuses espèces. Les caractéristiques du chant peuvent fournir des informations sur le comportement parental du mâle ou sa qualité génétique. À l’aide d’une étude de terrain sur les Bruants des prés dans l’est du Canada, nous avons exploré la relation entre le chant du mâle et son comportement parental. Nous avons mesuré le taux de chant et les caractéristiques structurelles du chant des mâles à partir d’enregistrements audio. Nous avons mesuré le taux d’approvisionnement des mâles à partir d’enregistrements vidéo sur les sites de nidification. Nous avons constaté que le taux d’approvisionnement des mâles variait avec la complexité du chant : les mâles qui produisaient plus de notes d’introduction nourrissaient moins souvent leur progéniture. Compte tenu de cette relation, nous suggérons que les femelles pourraient utiliser le chant du mâle pour déduire son comportement parental lors du choix d’un partenaire de reproduction. Une analyse génétique de la paternité à venir nous permettra d’évaluer si cette relation influence également la filiation génétique. L’étude de la manière dont les caractéristiques du chant des mâles sont liées aux soins parentaux et au choix des femelles améliorera notre compréhension de la façon dont le comportement reproducteur est façonné par la sélection.
Corrections de traduction en cours
Classification de la ponte, de l’incubation et de l’élevage des couvées à partir de données de télémesure recueillies à distance
Présentateur·rice·s: Ilsa Griebel1, Érika G da Rocha2, Abigail Butler3, Laura R Dykstra4, Cassidy L Waldrep5, John M Coluccy; Patrick K Devers6, Min T Huang7, Tracy A G Rittenhouse8, Joshua C Stiller9, Jacob N Straub10, Mitch D Weegman11
Affiliation·s: 1. Université de la Saskatchewan, 2. Université de la Saskatchewan, 3. SUNY Brockport, 4. Université du Connecticut, 5. Université de la Saskatchewan, 6. Canards Illimités, Inc., 7. USFS, 8. Département de la protection de l’énergie et de l’environnement du Connecticut, 9. Université du Connecticut, 10. Département de la conservation de l’environnement de l’État de New York, 11. SUNY Brockport, 12. Université de la Saskatchewan
Session: Session 1: L’importance des méthodes
Heure: 2026-10-06 16:50 UTC
Résumé
La connaissance des tentatives et des résultats de reproduction est impérative pour comprendre les moteurs de la croissance démographique et pour apprendre comment les décisions individuelles et les conditions environnementales expliquent la variation de la productivité. Cependant, la localisation des sites de reproduction dans des régions éloignées de la planète peut entraver notre capacité à suivre les tentatives de reproduction à l’aide de méthodes traditionnelles. L’objectif de cette étude était de développer une méthode d’apprentissage automatique basée sur les données qui identifie les comportements de ponte, d’incubation et d’élevage de la couvée pour deux espèces de canards barboteurs, le canard noir (Anas rubripes) et le canard colvert (A. platyrhynchos), afin de mesurer le succès reproducteur à distance à l’aide de données du système de positionnement mondial (GPS) et d’accélération triaxiale (ACC) collectées par des dispositifs de suivi. Nous avons développé avec succès un modèle de ponte/début d’incubation (classé comme nichant ou non), un modèle d’incubation à terme (non-incubation, tentative d’incubation échouée ou tentative d’incubation réussie) et des modèles d’élevage de la couvée précoce (1-15 jours après l’éclosion) et tardif (16-30 jours après l’éclosion) (résultat combiné en couvée échouée ou envolée), qui avaient tous des précisions globales >94 %. Nous avons appliqué notre méthode à deux grands ensembles de données collectées dans l’est de l’Amérique du Nord sur les canards noirs et les canards colverts et avons résumé les données par espèce, âge et année. Nous avons constaté que les canards colverts avaient un plus grand succès de reproduction que les canards noirs, en raison d’une propension à nicher et d’un succès d’envol de la couvée plus élevés. Pour chaque espèce, les femelles de plus de deux ans avaient une propension à nicher, un succès de nidification et un succès d’envol de la couvée plus élevés que les femelles de deuxième année. Notre méthode peut être utilisée pour comprendre de multiples mesures à fine échelle du succès reproducteur en utilisant l’analyse rétrospective des données de suivi, devrait être applicable à la plupart des espèces de canards barboteurs, et pourrait être ajustée pour d’autres taxons équipés de dispositifs de suivi qui présentent des mouvements restreints pendant la reproduction. Les résultats de cette approche permettent de tester des hypothèses sur les moteurs environnementaux de la productivité et d’évaluer leurs contributions aux changements de population.
Corrections de traduction en cours
Criez, criez, laissez tout sortir : l’amplitude comme facteur d’accouplement assortatif négatif chez le bruant à gorge blanche
Présentateur·rice·s: Kyle Fisher1, Jennifer Foote2
Affiliation·s: 1. Université Algoma, 2. Université Algoma
Session: 3MT - Bioacoustique
Heure: 2026-10-06 20:08 UTC
Résumé
Le chant est un aspect crucial de la sélection sexuelle chez les oiseaux chanteurs et est souvent un indicateur de la qualité du mâle. L’amplitude du chant est un trait dynamique que les oiseaux peuvent faire varier au sein d’un même chant et entre les chants. Cependant, la manière dont la variation de l’amplitude du chant au sein d’un même chant reflète la qualité de celui-ci n’a pas été bien étudiée. Les morphes génétiques du Bruant à gorge blanche (Zonotrichia albicollis) (à couronne rousse ou à couronne blanche) diffèrent dans leur comportement vocal, mais partagent les deux mêmes types de chants (les chants ascendants augmentent en fréquence entre les notes tandis que les chants descendants diminuent en fréquence). Les mâles à couronne rousse sont préférés comme partenaires, mais chantent moins souvent que les mâles à couronne blanche. Il est donc probable que des composantes structurelles différentes du chant selon le morphe puissent contribuer au choix du partenaire. L’amplitude du chant n’a pas été étudiée en ce qui concerne les patrons d’appariement préférentiel négatif chez les bruants à gorge blanche, ni n’a été comparée entre les chants ascendants et descendants. Nous avons enregistré l’amplitude du chant des bruants à gorge blanche à l’aide d’un enregistreur de terrain portatif à Sault Ste. Marie, en Ontario, pendant la saison de reproduction de 2025. Nous avons mesuré l’amplitude absolue du chant entier, ainsi que l’amplitude absolue et relative de chaque note à l’aide d’un logiciel de bioacoustique. Nous avons constaté que les morphes ne différaient pas de manière significative en ce qui concerne l’amplitude absolue ou relative des notes. Cependant, nous démontrons que les chants ascendants augmentent en amplitude tout au long du chant, tandis que les chants descendants diminuent en amplitude. Les mâles à couronne blanche qui chantaient des chants ascendants avaient une amplitude moyenne et minimale plus élevée que ceux qui chantaient des chants descendants. Les mâles à couronne rousse ne présentaient aucune différence d’amplitude pour l’un ou l’autre type de chant. Notre travail préliminaire suggère que l’amplitude du chant pourrait être une caractéristique que les récepteurs pourraient utiliser pour évaluer le morphe des partenaires ou des rivaux.
Corrections de traduction en cours
Différenciation des schémas d’escale migratoire entre les populations de Parulines rayées
Présentateur·rice·s: Jax Nasimok1, Maggie MacPherson2
Affiliation·s: 1. étudiant à la maîtrise, Université Trent, 2. Université Trent
Session: Session 1: La Migration
Heure: 2026-10-06 19:10 UTC
Résumé
La Paruline rayée (Setophaga striata) est l’un des passereaux au déclin le plus rapide en Amérique du Nord. Nous ne savons pas clairement quels problèmes de conservation sont responsables de son déclin documenté de 92 % au cours des 50 dernières années. Le schéma de migration transversale sur de longues distances de la paruline rayée est unique parmi les migrateurs néotropicaux. Selon la théorie de la migration, nous devrions nous attendre à ce que les populations ayant de plus longues migrations aient des taux de mortalité plus élevés. Cependant, des recherches récentes ont découvert le contraire. Les populations de parulines rayées se reproduisant à l’est migrent sur la plus courte distance et déclinent significativement plus vite que les populations de l’ouest. Ici, j’approfondis ce que nous savons sur la migration de la paruline rayée en utilisant le réseau Motus pour déterminer quel habitat les parulines rayées utilisent pendant leur migration vers le sud. Dans le cadre d’une recherche à long terme menée par une équipe de recherche collaborative, des balises Motus sont déployées sur des parulines rayées en Alaska, au Manitoba, au Québec et à Terre-Neuve. Je présenterai une évaluation de la qualité de l’habitat de migration qui utilise des données de télédétection pour quantifier les caractéristiques de l’habitat entourant les tours Motus que les parulines de chaque population croisent lors de leurs migrations post-reproduction vers le sud. Les travaux futurs évalueront comment la survie annuelle apparente est corrélée avec différents rythmes de migration, la qualité de l’habitat de migration et le site d’hivernage à travers l’aire de répartition de la paruline rayée. Les conclusions de cette recherche soutiendront des actions de conservation ciblées régionalement pour améliorer les résultats pour ce passereau en déclin rapide.
Corrections de traduction en cours
Déplacements et survie du Bruant à couronne dorée (Zonotrichia atricapilla) en fonction d’un gradient d’urbanisation dans les habitats d’hivernage
Présentateur·rice·s: Dilan Praat1, David Green2, Elizabeth Gow3
Affiliation·s: 1. Université Simon Fraser, 2. Université Simon Fraser, 3. Environnement et Changement climatique Canada
Session: 3MT - Écologie urbaine
Heure: 2026-10-06 20:44 UTC
Résumé
Les habitats urbains offrent de nombreuses occasions et défis uniques à diverses espèces d’oiseaux. Avec le doublement prévu de la couverture terrestre mondiale des villes au cours des 25 prochaines années, il est crucial de comprendre comment les oiseaux survivent et se déplacent dans les paysages urbains. Les recherches antérieures en milieu urbain se sont concentrées sur la survie et le succès de reproduction des oiseaux nicheurs. Il y a beaucoup moins de recherches sur les déplacements et la survie des passereaux qui hivernent en zone urbaine. Cette divergence est importante, car de nombreuses espèces passent de grandes parties de leur cycle de vie dans leurs aires d’hivernage, et c’est peut-être aussi à ce moment que les pressions alimentaires et de prédation sont les plus fortes. Nous avons étudié comment les déplacements et la survie du bruant à couronne dorée (Zonotrichia atricapilla) diffèrent entre les parcs ruraux et les quartiers urbains du Grand Vancouver. Trente oiseaux ont été équipés de radio-émetteurs sur cinq sites pendant l’hiver 2025-2026, et plus de 200 autres oiseaux ont été bagués avec des bagues de couleur sur six sites de 2021 à 2026. Nous avons suivi les oiseaux équipés de radio-émetteurs pendant six semaines pour obtenir des détails sur les déplacements à fine échelle afin de déterminer l’utilisation de l’habitat et la taille du domaine vital, et pour évaluer la survie à devenir connu. Les observations d’oiseaux bagués avec des bagues de couleur ont été utilisées pour estimer la survie apparente générale du bruant à couronne dorée pendant l’hivernage. Nous avons constaté que les zones à urbanisation accrue présentaient des taux de survie à devenir connu plus faibles et des taux de disparitions inexpliquées plus élevés. Les oiseaux initialement capturés à proximité de mangeoires fixes avaient des domaines vitaux plus petits que ceux des oiseaux qui n’avaient pas été capturés à proximité de mangeoires. Grâce aux observations d’oiseaux bagués, nous avons constaté que les oiseaux hivernant dans des zones à plus forte urbanisation avaient des taux de survie apparente plus faibles que ceux vivant dans des zones rurales. Ces résultats indiquent que si les habitats urbains conviennent à l’hivernage des bruants à couronne dorée, ces avantages sont atténués par des risques potentiels pour la survie, et des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre les mécanismes de ces relations.
Corrections de traduction en cours
Effets imprévus des oiseaux envahissants sur les oiseaux indigènes après simulation de l’élimination des prédateurs mammifères s’attaquant aux nids en Nouvelle-Zélande
Présentateur·rice·s: Erin Bolger1, Paul Martin2, James Briskie3
Affiliation·s: 1. Université de la Saskatchewan, 2. Université Queen’s, 3. Université de Canterbury, Christchurch, Nouvelle-Zélande
Session: Session 2: Biologie de la Conservation
Heure: 2026-10-06 17:20 UTC
Résumé
Les prédateurs envahissants constituent une menace majeure pour les espèces indigènes sur les îles. Des programmes d’éradication des prédateurs ont été mis en œuvre avec succès sur de nombreuses petites îles pour protéger les espèces indigènes; cependant, l’élimination des prédateurs envahissants peut avoir des effets négatifs imprévus sur les espèces indigènes, par l’intermédiaire d’autres espèces envahissantes non ciblées. L’identification de ces effets indirects est importante pour maximiser l’efficacité des éradications de prédateurs. La Nouvelle-Zélande planifie un programme national d’éradication des prédateurs pour conserver les espèces indigènes menacées par les prédateurs mammifères envahissants. Cependant, on s’attend également à ce que l’éradication des prédateurs profite aux espèces d’oiseaux envahissantes qui concurrencent les espèces indigènes. Les données sur le cycle de vie suggèrent la prolifération des oiseaux envahissants en réponse à l’éradication des prédateurs à l’échelle d’une île, mettant davantage en danger les espèces indigènes. Alors que des éradications de prédateurs localisées antérieures en Nouvelle-Zélande suggéraient que les effets des oiseaux envahissants n’avaient pas d’impact sur le succès des éradications de prédateurs pour les oiseaux indigènes, nous avons constaté qu’à l’échelle d’une île entière, ces effets sont susceptibles d’être importants. Nous avons testé les effets indirects des oiseaux envahissants sur les oiseaux indigènes à l’aide de simulations intégrant des données sur le cycle de vie et des données spatialement explicites, ce qui nous a permis de simuler les effets de différents traitements sur les populations dans un paysage. Nos résultats suggèrent que les éradications de prédateurs à l’échelle de l’île profiteront aux populations d’oiseaux indigènes, mais que ces avantages sont diminués par des effets indirects médiatisés par les oiseaux envahissants. Ainsi, nous suggérons que la Nouvelle-Zélande prévoie d’intégrer des stratégies pour atténuer les effets des oiseaux envahissants afin que le succès de l’éradication des prédateurs soit maximisé pour les espèces indigènes. Notre simulation fournit un outil de modélisation pour prédire les interactions indirectes dans un écosystème et a le potentiel d’être utilisée comme outil de gestion des espèces envahissantes à l’avenir.
Corrections de traduction en cours
En route vers l’hiver : lien entre le départ, l’installation et la sélection chez le Tétras des armoises
Présentateur·rice·s: Jordan Reynolds1, Brad Fedy2
Affiliation·s: 1. Université de Waterloo
Session: Session 1: La Migration
Heure: 2026-10-06 19:00 UTC
Résumé
L’habitat d’hiver du Tétras des armoises (Centrocercus urophasianus) est généralement délimité à partir des lieux où les oiseaux sont observés, traitant l’occupation comme un résultat unique plutôt que comme le produit de décisions imbriquées prises à différentes échelles. Nous avons décomposé l’hivernage en ses composantes : le moment du départ des oiseaux, les lieux où ils auraient pu s’établir, les lieux où ils se sont effectivement établis et ce qu’ils ont utilisé une fois établis. Nous avons suivi 43 tétras des armoises dans le nord-est du Wyoming de 2017 à 2022, en définissant la transition départ-établissement de chaque individu à partir des points de changement du déplacement quadratique net plutôt qu’à des dates calendaires fixes. Les aires d’hivernage réelles ont été comparées aux aires potentielles le long de la propre trajectoire de chaque oiseau, puis à la zone d’étude plus large (deuxième ordre), et les localisations GPS ont été comparées à la disponibilité au sein de l’aire de chaque oiseau (troisième ordre), avec des covariables colinéaires filtrées a priori et des modèles candidats classés par AICc avec validation croisée k-fold. Le choix de l’aire d’hivernage était le mieux expliqué par l’orientation est, la rugosité du terrain, la position topographique, la hauteur de la végétation et le couvert d’armoises. Les tétras des armoises évitaient les terrains accidentés et sélectionnaient des zones avec une couverture et une hauteur de végétation plus élevées (p. ex., armoises et arbustes). La sélection d’armoises plus hautes et plus denses à l’échelle du choix de l’aire d’hivernage suggère que les oiseaux s’engagent dans des zones où la structure arbustive est susceptible de rester exposée au-dessus du couvert de neige pendant tout un hiver, plutôt que de localiser une telle couverture de manière opportuniste une fois établis. L’évitement des terrains accidentés est cohérent à la fois avec le coût énergétique du déplacement dans la neige et la tendance des terrains accidentés à accumuler des congères.
Corrections de traduction en cours
Exercice d’équilibre: offre et demande d’ATP chez les Colibris à gorge rubis en état de torpeur
Présentateur·rice·s: Amalie Hutchinson1, James Staples2, Chris G Guglielmo3
Affiliation·s: 1. Université Western, 2. Université Western, 3. Université Western
Session: Session 2: Écologie Alimentaire et Régime Alimentaire
Heure: 2026-10-06 15:50 UTC
Résumé
L’approvisionnement en ATP par les mitochondries et la demande en ATP par les processus cellulaires sont soigneusement régulés pendant les périodes d’activité et les états de suppression métabolique, comme la torpeur. La torpeur est un état d’inactivité caractérisé par une diminution du taux métabolique (TM) et de la température corporelle qui peut être spontanément inversé en utilisant la chaleur produite de manière endogène. Pour éviter le coût élevé de la thermorégulation nocturne, les colibris entrent en torpeur. Nous avons recherché un site de suppression métabolique dans le muscle du vol de colibris à gorge rubis (Archilochus colubris) en état de torpeur. Nous avons été les premiers à étudier la dynamique mitochondriale chez les colibris. La phosphorylation oxydative (OXPHOS) était supprimée d’environ 20 % par le complexe I lorsque le pyruvate était le carburant métabolique, mais aucune suppression n’a été observée lorsque les mitochondries étaient alimentées par un substrat lipidique. Comme les graisses sont la principale source d’énergie pendant la torpeur, nous avons conclu que, contrairement aux modèles mammifères de torpeur, la suppression du TM de l’animal entier n’implique pas une régulation à la baisse des mitochondries. Ensuite, nous avons étudié les voies de demande d’ATP pour déterminer si l’inhibition de la SERCA ou de la Na+/K+ ATPase est à l’origine de la torpeur. L’activité de la SERCA n’a pas changé, cependant, le découplant sarcolipine était plus fortement phosphorylé. La phosphorylation inhibe la sarcolipine, ce qui entraîne une diminution de la demande en ATP et de la production de chaleur. L’activité de la Na+/K+ ATPase a diminué de 43 % pendant la torpeur, un mécanisme qui pourrait expliquer une proportion significative de la suppression du TM de l’animal entier. Globalement, nous suggérons que les colibris en torpeur suppriment les voies de demande d’ATP de concert avec une suppression métabolique passive initiée par l’ajustement de la thermorégulation et la chute de la température corporelle centrale. Ces résultats mettent en évidence des contrastes intéressants entre les oiseaux et les mammifères et fournissent un aperçu de leurs voies évolutives vers l’hétérothermie.
Corrections de traduction en cours
Haute gastronomie : Facteurs liés à la recherche de nourriture influençant le suivi des écosystèmes à l’aide d’oiseaux marins
Présentateur·rice·s: Alana Krug-MacLeod1, Jonas Hentati-Sundberg2, Kyle Elliott3
Affiliation·s: 1. Université McGill, 2. Université suédoise des sciences agricoles, 3. Université McGill
Session: 3MT - Écologie alimentaire / régime alimentaire
Heure: 2026-10-06 20:28 UTC
Résumé
Les oiseaux marins sont des fourrageurs à point central et peuvent être de bons indicateurs de la distribution des proies dans des régions comme l’Arctique, où la surveillance directe des proies est difficile. Cependant, différentes espèces d’oiseaux marins prennent des décisions de recherche de nourriture spécifiques en fonction de différentes combinaisons de facteurs. Par exemple, pour sélectionner les sites de recherche de nourriture, on a observé que les guillemots marmettes utilisent davantage la mémoire (recherche de nourriture sur des sites où les proies sont persistantes) et la facilitation sociale (recherche de nourriture là où des congénères s’alimentent) que l’échange d’informations à la colonie. Puisque les caractéristiques du site de recherche de nourriture par rapport à celles de la colonie sont essentielles pour le choix alimentaire du guillemot marmette, notre étude s’est concentrée sur les facteurs en mer susceptibles d’affecter les oiseaux marins en quête de nourriture. Nous avons suivi des guillemots de Brünnich (Uria lomvia) et leurs proies sur et autour de deux îles de l’Arctique canadien qui abritent des colonies de guillemots de Brünnich de différentes tailles. Nous avons fixé des biocapteurs sur le bas du dos ou les plumes de la queue des guillemots sur les sites de nidification et déployé un voilier sans équipage (Sailbuoy) surveillé à distance et équipé d’un échosondeur pour enregistrer la présence de proies le long de sa route. En superposant les données d’accélérométrie liées au GPS et les données hydroacoustiques recueillies sur la même période, nous avons pu tester la correspondance entre l’effort de recherche de nourriture des guillemots de Brünnich et la persistance spatiale des proies au cours de la saison de reproduction. Cette information permettra une comparaison concrète des routes de recherche de nourriture des oiseaux marins et de la distribution des proies, et en révélera davantage sur les facteurs qui influencent l’utilisation des oiseaux marins comme indicateurs pour évaluer la stabilité d’écosystèmes difficiles à surveiller directement.
Corrections de traduction en cours
Impact de la température ambiante sur le succès de la nidification d’une population néo-écossaise d’Étourneaux sansonnet (Sturnus vulgaris) au cours de deux décennies
Présentateur·rice·s: Janine Mombourquette1, Colleen Barber2
Affiliation·s: 1. Université Saint Mary’s, 2. Université Saint Mary’s
Session: Session 2: Biologie de la Conservation
Heure: 2026-10-06 17:30 UTC
Résumé
Les oiseaux en Amérique du Nord font face à de forts déclins de population. Cette tendance a été attribuée à plusieurs facteurs anthropiques, et les changements climatiques sont au premier plan. De nombreuses espèces à couvées multiples se reproduisent maintenant plus tôt et ont des saisons de reproduction prolongées, s’étendant dans les mois d’été plus chauds. En conséquence, les oisillons peuvent être confrontés à une surchauffe accrue, à une réduction de leur condition physique et à une mortalité plus élevée. Les effets de la température varient selon la localisation géographique, ce qui rend nécessaires des études localisées pour comprendre les impacts sur les espèces au sein d’une région. L’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris), un passereau prospérant en milieu urbain, est en déclin en Amérique du Nord. Les étourneaux ont une double couvée, leur saison de reproduction se déroulant d’avril à juillet dans l’est du Canada. En utilisant une population sauvage d’étourneaux sansonnets nichant dans des nichoirs à Halifax, en Nouvelle-Écosse, nous avons examiné la condition des oisillons et le succès d’envol sur deux décennies (2007-2026) et leur relation avec la hausse des températures dans notre région. Nous avons prédit que la condition des oisillons et le succès d’envol diminueraient avec le temps à mesure que les températures annuelles augmentent. Nous avons également prédit que les oisillons des couvées tardives seraient en moins bonne condition générale et auraient des taux de succès d’envol plus faibles que ceux des couvées précoces. Notre étude à long terme fournira un aperçu de la manière dont une espèce d’oiseau en Nouvelle-Écosse réagit aux changements climatiques.
Corrections de traduction en cours
L’oiseau qui criait au loup: les Courlis hudsoniens comme alarmes sentinelles dans le subarctique canadien
Présentateur·rice·s: Mark Duchene1, Paul Smith2, Janet Ng3, Maggie MacPherson4, Erica Nol5
Affiliation·s: 1. Programme d’études supérieures en sciences de l’environnement et de la vie, Université Trent, 2. Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa, Ontario, 3. Environnement et Changement climatique Canada, Regina, Saskatchewan, 4. Département de biologie, Université Trent, 5. Département de biologie, Université Trent
Session: Session 2: L’utilisation de l’habitat et Biologie de la Reproduction
Heure: 2026-10-06 19:30 UTC
Résumé
Les comportements agressifs, y compris les cris d’alarme et le harcèlement des prédateurs, sont fréquemment utilisés par les oiseaux nicheurs pour dissuader les prédateurs et améliorer le succès reproducteur. Ces comportements offrent également aux oiseaux nicheurs d’autres espèces à proximité des occasions d’intercepter et de glaner des informations sur les menaces de prédateurs, réduisant ainsi leur risque de prédation des nids. Dans le subarctique, les courlis (Numenius spp.) émettent fréquemment des cris d’alarme agressifs qui peuvent réduire le risque de prédation des nids et améliorer le succès reproducteur des oiseaux de rivage nichant à proximité. Cela a été suggéré en Europe entre les Barges rousses (Limosa lapponica) et les Courlis corlieux (N. phaeopus), où les barges choisissent leurs sites de nidification après les courlis et les placent plus près des courlis que ce qui serait attendu par le hasard, possiblement pour se protéger. Cependant, l’influence des courlis sur le comportement d’incubation des oiseaux de rivage voisins n’a pas été documentée. De plus, les associations de nidification restent inexplorées pour d’autres espèces de courlis, comme le Courlis hudsonien (N. hudsonicus) en Amérique du Nord. Ma recherche teste si les cris d’alarme du Courlis hudsonien affectent les comportements d’incubation de deux oiseaux de rivage cooccurrents, le Bécassin à bec court (Limnodromus griseus) et le Bécasseau variable (Calidris alpina) dans les écosystèmes de fens près de Churchill, au Manitoba. Pour ce faire, j’ai enregistré en vidéo des individus en incubation lors d’expériences de repasse présentant une séquence aléatoire de : 1) cris d’alarme du Courlis hudsonien, 2) cris d’alarme du Bécassin à bec court, 3) cris d’alarme du Bécasseau variable, et 4) un témoin de chœur de grenouilles sympatriques (Rainette faux-grillon boréale, Pseudacris maculata; et Grenouille des bois, Lithobates sylvaticus), chaque stimulus étant séparé par une période de latence de 10 minutes. Le travail de terrain a eu lieu à l’été 2026, et les résultats seront présentés. Alors que les populations de Courlis hudsoniens diminuent rapidement, cette étude pourrait démontrer leur importance dans la formation des stratégies anti-prédateurs des oiseaux de rivage et le succès des nids dans le subarctique canadien. Cela fournirait une justification pour rehausser leur statut de conservation, ce qui bénéficierait par conséquent à toute leur communauté d’oiseaux de rivage nicheurs.
Corrections de traduction en cours
La consanguinité entraîne une diminution du taux d’éclosion des œufs chez le Pukeko, une espèce à reproduction coopérative.
Présentateur·rice·s: Quinlan Mann1, Mann Quinlan2, Luo Brooke3, Mugarura Abby4, Quinn James5
Affiliation·s: 1. candidat au doctorat, Université McMaster
Session: Session 1: Biologie de la Reproduction
Heure: 2026-10-06 17:50 UTC
Résumé
La consanguinité est l’accouplement de deux individus étroitement apparentés. Les descendants consanguins sont plus susceptibles de recevoir plusieurs copies des mêmes allèles. Cela peut entraîner l’expression d’allèles récessifs et des réductions du succès reproducteur. Des études sur de nombreuses espèces d’oiseaux sauvages ont montré que la consanguinité peut entraîner une diminution de la valeur adaptative. Les pukekos sont remarquables par le fait qu’ils pratiquent régulièrement la consanguinité dans certaines parties de leur aire de répartition, malgré les conséquences attendues sur leur valeur adaptative. Ils sont également uniques en ce qu’ils pratiquent la ponte en commun, un système de reproduction où plusieurs femelles pondent leurs œufs dans un nid partagé. Ainsi, nous nous attendons à ce que chaque couvée contienne des œufs issus d’appariements consanguins et d’autres non. Notre étude visait à explorer les conséquences de la consanguinité chez cette espèce. Nous avons émis l’hypothèse que nous observerions un succès moindre chez les poussins consanguins par rapport aux non consanguins et avons donc prédit que les poussins consanguins échoueraient à éclore plus souvent que les non consanguins. Nous avons effectué des relevés d’oiseaux nicheurs dans le parc régional de Tawharanui, à Auckland, en Nouvelle-Zélande, où ils sont connus pour pratiquer la consanguinité. Une fois que nous avons identifié les groupes reproducteurs et leurs nids, nous avons prélevé des échantillons de sang de tous les poussins éclos et des échantillons de tissus de tous les œufs avec un embryon développé qui n’ont pas éclos. Nous avons extrait l’ADN des échantillons, puis génotypé tous les poussins à l’aide de microsatellites établis pour l’espèce afin de calculer les coefficients de consanguinité. Nous avons utilisé un modèle mixte généralisé pour déterminer si le coefficient de consanguinité influençait la probabilité d’éclosion d’un poussin. Nous avons constaté que les poussins consanguins étaient moins susceptibles d’éclore que leurs congénères non consanguins du même nid. Cela montre qu’il y a des diminutions de la valeur adaptative dues à la consanguinité fréquente, malgré lesquelles les pukekos persistent. Cela justifie des travaux futurs pour étudier d’autres aspects de leur consanguinité et déterminer si elle affecte leur valeur adaptative d’autres manières.
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La fragmentation d’habitat causée par les feux de forêt affecte-t-elle la structure génétique des populations de la Mésange à tête noire (Poecile atricapillus) ?
Présentateur·rice·s: Nikeet Pradhan1, Theresa M Burg2
Affiliation·s: 1. Département des sciences biologiques, Université de Lethbridge, 2. Département des sciences biologiques, Université de Lethbridge
Session: Session 2: L’utilisation de l’habitat et Biologie de la Reproduction
Heure: 2026-10-06 19:20 UTC
Résumé
Les feux de friche sont une perturbation primaire cruciale dans de nombreux écosystèmes forestiers; cependant, le changement climatique anthropique a augmenté leur intensité, leur étendue et leur gravité, altérant radicalement l’habitat et la connectivité de la faune. Ces perturbations rapides et à grande échelle réduisent la disponibilité de l’habitat et entravent les voies de dispersion dans le paysage. Pour les espèces dépendantes de la forêt, cela se traduit par une réduction du flux génique, diminuant l’aptitude environnementale et l’adaptation. La Mésange à tête noire (Poecile atricapillus) est une espèce forestière résidente en Amérique du Nord, avec une dispersion limitée et une dépendance aux ressources forestières pour sa survie, ce qui la rend vulnérable à la fragmentation de l’habitat. Notre étude se concentrera sur l’évaluation des conséquences génétiques de la fragmentation de l’habitat due aux feux de friche chez la Mésange à tête noire en comparant la diversité génétique, la connectivité des populations et les niveaux de consanguinité avant et après les feux. Notre étude sera menée dans le centre de la Colombie-Britannique (CBC), qui a connu plusieurs épisodes de feux de friche au cours de la dernière décennie. Nous échantillonnerons cinq sites différents relativement proches de sites où des échantillons ont été prélevés avant les feux de friche et où des populations génétiquement distinctes ont été enregistrées. Nous utiliserons des données de séquençage d’ADN associé aux sites de restriction pour comparer les patrons génétiques avant et après les feux. Notre étude permettra de mieux comprendre comment la fragmentation de l’habitat induite par les feux de friche affecte la connectivité des populations d’espèces dépendantes de la forêt et aidera à éclairer la restauration ciblée des corridors après les incendies et la planification de la conservation pour les espèces dépendantes de la forêt.
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Le LiDAR à photon unique s’avère prometteur pour la modélisation de l’habitat des oiseaux boréaux en Ontario
Présentateur·rice·s: Wren Coxson1, Jake Pott2, Baoxin Hu3, Stephen Mayor4, Jennifer Foote5
Affiliation·s: 1. Université Algoma, 2. Université York, 3. Université York, 4. Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Université Algoma, 5. Université Algoma
Session: Session 1: L’importance des méthodes
Heure: 2026-10-06 16:40 UTC
Résumé
La diversité structurelle de la forêt a permis l’évolution et la coexistence de diverses communautés d’oiseaux chanteurs dans la forêt boréale. Le déclin de nombreuses espèces a été lié à la dégradation des forêts, mais nous manquons encore d’une compréhension nuancée de la manière dont les changements d’habitat à fine échelle se traduisent en impacts sur la population à l’échelle du paysage. Le balayage laser aéroporté par LiDAR est en train de devenir un outil de choix pour établir ce lien. L’Ontario a récemment effectué des balayages à l’échelle de la province, en utilisant la nouvelle technologie LiDAR à photon unique (SPL) pour produire un ensemble de données LiDAR plus dense que ce qui est disponible ailleurs au Canada. En utilisant un ensemble de données de suivi acoustique passif provenant du territoire cri de Mushkegowuk, dans le nord-est de l’Ontario boréal, je réalise le premier test multi-espèces du SPL pour la modélisation de l’habitat faunique. Je prédis que des métriques spécifiques à l’espèce et axées sur la niche, dérivées des données SPL, permettront une modélisation de la distribution des espèces plus précise que ce qui était possible auparavant, avec certaines limites imposées par une plus faible pénétration de la canopée par le SPL que par le LiDAR traditionnel. Pour 91 placettes d’étude, j’ai calculé un ensemble de métriques d’habitat SPL standardisées à différentes échelles spatiales. En calculant des courbes de réponse monospécifiques et monométriques à chaque échelle spatiale pour des espèces focales ayant des exigences d’habitat diverses, j’ai fait les premiers pas vers le développement et le test de métriques SPL axées sur la niche pour la modélisation des oiseaux chanteurs boréaux. Les résultats préliminaires montrent un bon pouvoir prédictif de nombreuses métriques de test pour les espèces utilisant les niches du tronc d’arbre et de la canopée supérieure, avec des différences spécifiques à l’espèce dans la réponse aux métriques individuelles qui sont biologiquement logiques. Pour les espèces associées aux arbustes et au parterre forestier, peu de métriques ont un pouvoir prédictif significatif, mais il semble y avoir encore des pistes pour développer des métriques efficaces axées sur la niche. Cela ouvre la voie à des comparaisons de modèles de distribution des espèces utilisant des données de terrain, des métriques d’habitat SPL de base et des métriques plus affinées axées sur la niche.
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Le mimétisme vocal est répandu chez les sporophiles tropicaux.
Présentateur·rice·s: Nelsy Niño Rodríguez1, María Paula Sierra2, Oscar Laverde R3, Daniel J Mennill4
Affiliation·s: 1. Département de biologie, Université de Windsor, 2. Département de biologie, École des sciences et de l’ingénierie, Université du Rosaire, Bogota, Colombie, 3. Département de biologie, Faculté des sciences, Université pontificale Javeriana, Bogota, Colombie, 4. Département de biologie, Université de Windsor
Session: 3MT - Bioacoustique
Heure: 2026-10-06 20:16 UTC
Résumé
Le mimétisme vocal est présent dans diverses familles d’oiseaux, mais sa signification écologique et évolutive reste mal comprise. Bien qu’il existe de nombreux exemples bien documentés de mimétisme chez les oiseaux des zones tempérées, nous en savons remarquablement peu sur le mimétisme vocal sous les tropiques. Le genre Sporophila comprend 41 espèces de petits pinsons granivores connus sous le nom de « sporophiles ». À ce jour, le mimétisme vocal a été signalé chez sept de ces 41 espèces. Étant donné le manque d’études détaillées sur l’avifaune sud-américaine, nous pouvons supposer que le mimétisme est plus répandu et que de nombreux exemples restent à décrire. Pour évaluer l’étendue du mimétisme vocal dans le genre Sporophila, nous avons récupéré des enregistrements sonores provenant de deux importantes sonothèques. Nous avons examiné tous les enregistrements de haute qualité pour évaluer la présence de mimétisme vocal et le pourcentage d’enregistrements contenant du mimétisme pour chaque espèce. Nous avons cartographié le mimétisme vocal sur une hypothèse phylogénétique de la famille des Thraupidae, élaborée à partir d’une phylogénie aviaire mondiale calibrée dans le temps. Nous avons émondé l’arbre pour inclure toutes les espèces du genre Sporophila et six espèces exogroupes afin de calibrer l’arbre. Nos résultats révèlent que le mimétisme est plus répandu qu’on ne le pensait auparavant dans ce genre, ce qui suggère un rôle important du mimétisme vocal dans ce genre peu étudié.
Corrections de traduction en cours
Les Mésanges à tête noire (Poecile atricapillus) femelles étendent leur rayon de recherche de nourriture temporellement et spatialement afin d’atténuer la compétition par interférence.
Présentateur·rice·s: Elène Haave Audet1, Kimberley Mathot2
Affiliation·s: 1. Université du Québec à Montréal, 2. Université de l’Alberta
Session: Session 2: Écologie Alimentaire et Régime Alimentaire
Heure: 2026-10-06 16:00 UTC
Résumé
La vie en groupe offre de nombreux avantages potentiels, mais peut aussi entraîner des coûts importants en raison de la compétition pour l’accès aux ressources. Même en l’absence d’épuisement des ressources, la compétition par interférence peut réduire l’accès à ces dernières, et on ne s’attend pas à ce que cette compétition affecte tous les membres du groupe de manière égale. Dans les groupes dotés de hiérarchies de dominance, les individus dominants ont un accès prioritaire aux ressources et devraient donc subir des coûts de compétition par interférence plus faibles que les individus subordonnés. Nous avons observé le comportement de recherche de nourriture au sein d’une population de 126 mésanges à tête noire (Poecile atricapillus) marquées au Jardin botanique de l’Université de l’Alberta, près d’Edmonton, en Alberta. Nous avons évalué l’effet de la manipulation du nombre de mangeoires disponibles avec de la nourriture ad libitum sur les territoires d’alimentation des mésanges, ce qui, selon notre hypothèse, affecterait l’intensité de la compétition, sur le nombre total de visites quotidiennes aux mangeoires. Comme prévu, nous avons trouvé des preuves solides de compétition par interférence : une réduction de 50 % de la disponibilité des mangeoires a réduit d’environ 50 % la moyenne des visites quotidiennes par individu aux mangeoires dans notre population. Étant donné que les volées de mésanges présentent des hiérarchies de dominance linéaires, où les mâles dominent les femelles et, dans certaines populations du moins, les adultes dominent les immatures, nous avons également cherché à savoir s’il existait des différences liées au sexe et/ou à l’âge dans l’intensité de la compétition par interférence. Nous avons constaté que les réductions du nombre total de visites quotidiennes aux mangeoires sous une plus faible disponibilité de nourriture manipulée étaient similaires pour toutes les catégories d’âge et de sexe, ce qui suggère que les femelles et les immatures ne subissaient pas une compétition par interférence plus élevée malgré leur statut de subordonnées par rapport aux mâles et aux adultes. Des analyses post-hoc ont révélé que les femelles adultes élargissaient leur aire de recherche de nourriture, tandis que les femelles immatures augmentaient à la fois la durée de leur fenêtre de recherche de nourriture et leur aire de recherche de nourriture lorsque la disponibilité des mangeoires était réduite. Nous suggérons que ces résultats pourraient indiquer que les femelles investissent davantage pour atténuer la compétition et gérer un accès imprévisible à la nourriture en raison de leur statut de subordonnées.
Corrections de traduction en cours
Les Mésanges à tête noire se comportent-elles comme prédit par des modèles d’échantillonnage optimal lors de la recherche de nourriture disponible?
Présentateur·rice·s: Megan LaRocque1, Jan Wijmenga2, Kimberley Mathot3
Affiliation·s: 1. Université de l’Alberta, 2. Université de l’Alberta, 3. Université de l’Alberta
Session: Session 2: Écologie Alimentaire et Régime Alimentaire
Heure: 2026-10-06 16:20 UTC
Résumé
Les animaux sont confrontés à l’incertitude dans tous les aspects de leur vie. Où se trouve le meilleur territoire? Qui est le meilleur partenaire disponible? Quand et où la nourriture sera-t-elle disponible? Pour atténuer cette incertitude, une stratégie que les organismes peuvent adopter est d’« échantillonner »; c’est-à-dire de mettre à jour leurs informations sur l’état des territoires, des partenaires et/ou des ressources dans leur environnement. Les modèles d’échantillonnage optimal posent la question suivante : quelle stratégie d’échantillonnage les individus devraient-ils adopter pour maximiser leur valeur adaptative? Dans un contexte d’alimentation, on peut imaginer un individu qui rencontre une parcelle de nourriture récemment devenue non rentable. Cet individu doit alors décider comment il doit se comporter face à cette incertitude quant à la disponibilité de la nourriture. Doit-il revisiter (c’est-à-dire échantillonner) cette parcelle plus tard pour voir si elle redevient rentable, ou doit-il visiter une autre parcelle de nourriture? Si un individu échantillonne la parcelle non rentable rencontrée précédemment et que celle-ci reste non rentable, l’individu subit des coûts d’erreur d’échantillonnage. Si un individu visite plutôt une autre parcelle, mais que la parcelle initialement non rentable est maintenant rentable, l’individu manque l’occasion d’exploiter cette parcelle devenue rentable et subit des coûts d’opportunité manquée. La théorie prédit que les coûts d’erreur d’échantillonnage et les coûts d’opportunité manquée influenceront la fréquence d’échantillonnage individuelle. Nous avons testé ces prédictions en utilisant les données de visite aux mangeoires d’une population de mésanges à tête noire (Poecile atricapillus) vivant en liberté en hiver. Nous avons évalué comment la fréquence d’échantillonnage des mésanges aux mangeoires vides changeait en fonction de plusieurs variables prédites a priori comme affectant les coûts d’erreur d’échantillonnage et/ou les coûts d’opportunité manquée. Nous avons constaté que, bien que certains facteurs influencent la fréquence d’échantillonnage comme le prédit la théorie de l’échantillonnage optimal, d’autres non. Je discute de ces résultats et propose des explications sur la manière dont les différences individuelles dans le comportement d’échantillonnage peuvent influencer la valeur adaptative de notre population de mésanges.
Corrections de traduction en cours
Les mangeoires peuvent-elles être utilisées pour étudier le comportement de mise en réserve? Étude de terrain sur la Mésange à tête noire (Poecile atricapillus)
Présentateur·rice·s: Ipshita Gayen1, Kimberley Mathot2
Affiliation·s: 1. doctorante, Université de l’Alberta, 2. Université de l’Alberta; Chaire de recherche du Canada en écologie intégrative
Session: Session 2: Écologie Alimentaire et Régime Alimentaire
Heure: 2026-10-06 15:40 UTC
Résumé
Les petits paridés comme la mésange à tête noire (Poecile atricapillus) comptent sur la mise en cache (c’est-à-dire le stockage de nourriture pour une utilisation ultérieure) comme stratégie pour atténuer le risque de famine pendant l’hiver. Bien que la mise en cache puisse se produire tout au long de l’automne et de l’hiver, on prédit que la période la plus intense devrait avoir lieu à la fin de l’été ou au début de l’automne, lorsque la disponibilité de la nourriture naturelle est élevée, la durée du jour est longue et les températures ambiantes sont favorables pour répondre aux besoins énergétiques immédiats et investir dans la constitution de caches. La quantification de la mise en cache chez les oiseaux en liberté prend du temps, et donc, relativement peu d’études ont quantifié les pics saisonniers de mise en cache. Ici, nous évaluons si les mangeoires peuvent être utilisées pour capturer les pics saisonniers d’investissement dans la mise en cache en utilisant des détections automatisées de mésanges à tête noire équipées de transpondeurs passifs intégrés pour quantifier la mise en cache de la fin de l’été au début de l’automne. D’après des études antérieures et des calculs théoriques, le nombre de graines de tournesol nécessaires pour répondre aux besoins énergétiques quotidiens à cette période de l’année est estimé à environ 45 graines, et donc, on peut déduire que des visites quotidiennes aux mangeoires dépassant 45 indiquent une mise en cache. Nous avons testé les prédictions théoriques sur les pics de mise en cache saisonniers, l’effet de la température et les différences entre les sexes. Nous avons constaté que le jour de la saison et la température jouent tous deux un rôle important dans la formation des schémas de mise en cache saisonniers, comme prévu, mais contrairement aux prédictions théoriques, les femelles investissaient moins dans la mise en cache que les mâles. De plus, le pic saisonnier de mise en cache observé à l’aide des mangeoires était beaucoup plus court que les pics de mise en cache dans les populations sans nourriture d’appoint. Nos résultats démontrent que les études basées sur les mangeoires peuvent capturer des variations biologiquement significatives dans le comportement de mise en cache, avec quelques réserves importantes, et soulignent l’influence combinée des facteurs énergétiques saisonniers et à court terme sur les stratégies de mise en cache de la nourriture.
Corrections de traduction en cours
Les migrations sur de plus longues distances ne sont pas associées à une productivité accrue chez une espèce d’insectivore aérien en déclin, l’Hirondelle noire (Progne subis).
Présentateur·rice·s: Vinuri Mendis1, Joe Siegrist2, Kevin Fraser3
Affiliation·s: 1. Université du Manitoba, 2. Purple Martin Conservation Association, 3. Université du Manitoba
Session: Session 1: La Migration
Heure: 2026-10-06 19:30 UTC
Résumé
On s’attend à ce que les migrations sur de plus longues distances des oiseaux néotropicaux soient associées à des coûts énergétiques plus élevés et à une survie plus faible, mais qu’elles puissent être compensées par une plus grande quantité de nourriture, une plus longue durée du jour et moins de prédateurs aux latitudes plus nordiques, ce qui se traduirait par une productivité plus élevée pour contrebalancer les coûts. Cependant, il y a eu peu de tests empiriques de ces schémas et les nouvelles conditions liées au changement climatique pourraient limiter les avantages de la migration sur de longues distances. Nous avons étudié l’association entre la distance de migration et la productivité des nids en utilisant un ensemble de données rares s’étalant sur 30 ans (1995 – 2024) et comprenant plus de 100 000 enregistrements de suivi de nids de la sous-espèce de l’Est de l’Hirondelle noire (Progne subis subis), couvrant toute son aire de reproduction nord-américaine (25–54° N). Nous avons analysé la variation de la taille de la couvée et de trois mesures du succès de nidification en fonction de la latitude de reproduction (où les nicheurs les plus nordiques migrent le plus loin). Nous avons trouvé de fortes tendances latitudinales pour la taille de la couvée et le succès de nidification, les nicheurs les plus au nord et les plus au sud ayant les plus grandes couvées et produisant le plus grand nombre de jeunes à l’envol, tandis que les latitudes intermédiaires présentaient une productivité plus faible. Globalement, ces résultats contredisent les prédictions selon lesquelles les migrations sur de plus longues distances sont compensées par une productivité plus élevée aux latitudes plus nordiques. De plus, les régions où le succès de nidification est plus faible dans notre étude correspondent aux tendances de déclin de la population de cette espèce, ce qui suggère un lien entre la productivité et les tendances démographiques de cet insectivore aérien en déclin. Ces résultats soulignent globalement l’importance de prendre en compte les variations spatiales et temporelles pour déterminer les effets de la distance de migration sur le succès reproducteur et peuvent aider à expliquer les déclins de population plus marqués chez les oiseaux chanteurs migrateurs.
Corrections de traduction en cours
Lien entre le comportement d’incubation du Harle huppé (Mergus serrator) et la chronologie de la reproduction
Présentateur·rice·s: Emilie Knighton1, Rodger Titman2, Nicolas Lecomte3, Mark Mallory et Shawn Craik4
Affiliation·s: 1. doctorante, Université Sainte-Anne, 2. Département des sciences des ressources naturelles, Université McGill, 3. Département de biologie, Université de Moncton, 4. Département de biologie, Université Acadia, 5. Département des sciences, Université Sainte-Anne
Session: Session 1: Biologie de la Reproduction
Heure: 2026-10-06 17:20 UTC
Résumé
On s’attend à ce que les oiseaux en incubation équilibrent leurs besoins énergétiques avec les exigences thermiques des embryons en développement. Nous avons examiné si la taille des couvées était liée aux schémas de présence au nid chez le Harle huppé (Mergus serrator), un canard de mer chez qui le parasitisme de couvée conspécifique est courant et où les femelles sont seules responsables de l’incubation. Nous avons utilisé des données de température des nids pour déterminer la durée des périodes d’incubation, la constance de l’incubation, ainsi que la fréquence et la durée quotidiennes des pauses d’incubation par les femelles dans 15 nids réussis. La taille maximale des couvées pendant l’incubation variait de 6 à 19 œufs et les cinq plus grandes couvées étaient parasitées par des congénères. La taille de la couvée s’est avérée être un mauvais prédicteur des paramètres d’incubation, mais les harles qui commençaient à incuber plus tard dans la saison avaient des périodes d’incubation plus courtes de 3,6 jours. Nous émettons l’hypothèse que les températures particulièrement chaudes des nids plus tard dans la saison (fin juillet-début août) ont minimisé la variation quotidienne des températures des œufs, entraînant ainsi des périodes d’incubation plus courtes pour les femelles nichant tardivement.
Corrections de traduction en cours
Modernisation des méthodes de relevé de la grive de Bicknell (Catharus bicknelli) par surveillance acoustique passive (PAM) et algorithmes de classification audio.
Présentateur·rice·s: Alexandre Ethier1, Junior Tremblay2, Marc Mazerolle3
Affiliation·s: 1. étudiant à la maîtrise, sciences forestières, Université Laval, 2. Ph. D., chercheur, Environnement et Changement climatique Canada et professeur affilié, Université Laval, 3. professeur et chercheur, Université Laval
Session: 3MT - Bioacoustique
Heure: 2026-10-06 20:04 UTC
Résumé
Alors que le besoin de surveiller les espèces vivantes augmente, les méthodes traditionnelles de recensement de la faune sont souvent remplacées par des solutions plus efficaces et moins coûteuses. Le suivi acoustique passif (ci-après SAP) a gagné en popularité dans les études sur la faune et est décrit comme la collecte de données acoustiques d’espèces produisant des sons pratiquement n’importe où, à n’importe quel moment de la journée. Bien que cette méthode offre des informations cruciales sur l’écologie de la faune, le SAP génère un grand volume de données, ce qui peut être fastidieux, car une expertise et des efforts considérables sont nécessaires pour valider manuellement les données. Cependant, les progrès récents en bioacoustique permettent aux scientifiques de coupler le SAP avec des algorithmes de classification audio entraînés à reconnaître les vocalisations spécifiques à chaque espèce, réduisant ainsi les coûts et les ressources nécessaires. Cela facilite le suivi des espèces focales dont l’écologie est peu connue ou le comportement est cryptique et aide à étendre l’empreinte spatiale et temporelle des relevés d’espèces. C’est le cas de la grive de Bicknell (Catharus bicknelli), un oiseau forestier boréal en voie de disparition au Canada. La majeure partie de son territoire de reproduction se trouve dans les hautes-terres du Québec, à 800 m d’altitude et plus, dans des peuplements denses et régénérés de sapin baumier (Abies balsamea). Depuis 2013, un relevé obligatoire de la grive de Bicknell est exigé pour évaluer l’impact des futurs projets de développement sur l’habitat ciblé. Comme la pression sur l’habitat de l’espèce augmente, il est nécessaire de surveiller et de protéger adéquatement les populations grâce à des mesures d’atténuation et de gestion plus éclairées. L’objectif principal était de développer une méthodologie de SAP normalisée avec des algorithmes de classification audio pour traiter efficacement les données acoustiques de la grive de Bicknell sur ses aires de reproduction. L’utilisation du protocole et des recommandations qui en découlent vise à normaliser les méthodes d’évaluation d’impact à travers le Québec pour l’une des espèces d’oiseaux les plus difficiles à observer au Canada. Nous avons effectué des relevés de la grive de Bicknell dans des sites de reproduction connus sur une période de quatre ans pour tester et évaluer la performance de nos méthodes proposées avec différents algorithmes à code source ouvert.
Corrections de traduction en cours
Nuits perturbées, esprits perturbés : effets de la lumière artificielle nocturne sur la mémoire du « quoi », du « où » et du « quand » chez la mésange à tête noire.
Présentateur·rice·s: Aastha Saini1, Scott A MacDougall-Shackleton2
Affiliation·s: 1. Département de biologie, Université Western; Centre de recherche aviaire avancée, Université Western, 2. Département de psychologie, Université Western; Centre de recherche aviaire avancée, Université Western
Session: 3MT - Comportement / Écologie comportementale
Heure: 2026-10-06 20:00 UTC
Résumé
Les rythmes quotidiens de lumière et d’obscurité régulent la plupart des processus biologiques et synchronisent notre physiologie interne avec l’environnement externe. La lumière artificielle nocturne (LAN) est devenue un polluant environnemental en croissance rapide, perturbant ces rythmes. Cette perturbation peut avoir des effets néfastes sur les humains et la faune, notamment en perturbant le cycle veille-sommeil, ce qui a des répercussions cognitives sur la consolidation de la mémoire. Notre recherche étudie l’impact de la LAN sur la consolidation de la mémoire chez la mésange à tête noire (Poecile atricapillus), un passereau chanteur qui dépend fortement de sa mémoire spatiale pour survivre en hiver. Des études antérieures ont révélé que la mésange à tête noire possède une mémoire épisodique (quoi, où et quand). Pour mon étude, j’ai manipulé les cycles lumière-obscurité et suivi les changements dans leur cognition en leur faisant effectuer des tâches de mémoire épisodique. Au départ, les oiseaux cherchaient des graines de tournesol et des vers de farine dans des arbres dans une volière intérieure. Ensuite, on a permis à ces oiseaux de revisiter ces sites après des intervalles de rétention courts (3 h) ou longs (125 h), et leur préférence pour le type de nourriture a été enregistrée. Nous avons émis l’hypothèse que les oiseaux préféreraient les vers de farine pendant l’intervalle de rétention court (IRC) et les graines pendant l’intervalle de rétention long (IRL), car les vers de farine pendant l’IRL étaient dégradés, et qu’une plus grande intensité lumineuse nuirait à leur mémoire épisodique. Les données préliminaires ont montré que les oiseaux du groupe témoin préféraient les vers de farine dans leurs quatre premiers choix, tant pour l’IRC que pour l’IRL, mais que ce n’était pas le cas pour les deux autres traitements. Une collecte de données supplémentaires est nécessaire pour confirmer ces tendances. En démontrant que la pollution lumineuse de faible intensité peut dégrader le sommeil et la mémoire chez une espèce diurne, cette étude souligne la nécessité de réévaluer la manière dont l’éclairage artificiel affecte la cognition et le comportement de la faune.
Corrections de traduction en cours
Potentiel de dispersion des graines chez les oiseaux chanteurs migrateurs du Canada
Présentateur·rice·s: Tamara Sturch1, Matt Fuirst et Kevin Fraser2
Affiliation·s: 1. Université du Manitoba, 2. Oiseaux Canada, 3. Université du Manitoba
Session: Session 2: Écologie Alimentaire et Régime Alimentaire
Heure: 2026-10-06 16:40 UTC
Résumé
À l’échelle mondiale, environ 50 % des plantes ligneuses dépendent d’une forme de dispersion des graines par les animaux. Les oiseaux constituent l’un des groupes les plus importants de disperseurs de graines en raison de la diversité de leur régime alimentaire et de leur capacité à déplacer les graines. Le déplacement des plantes par les oiseaux a des implications importantes pour la structure et la fonction des communautés, car ils peuvent faciliter l’expansion des aires de répartition et le sauvetage génétique des plantes indigènes et non indigènes. À mesure que la fragmentation du paysage augmente et que le changement climatique progresse, les interactions plantes-oiseaux auront une importance croissante pour l’adaptation des plantes. Nous étudions le potentiel de dispersion des graines des oiseaux chanteurs migrateurs canadiens en comparant le mouvement des graines au printemps et à l’automne, en déterminant le potentiel de dispersion à longue distance des graines par les oiseaux pendant les vols migratoires, et en quantifiant la viabilité des graines dispersées par les oiseaux. Nous utilisons une combinaison d’échantillons fécaux prélevés dans trois stations de suivi de la migration en Ontario et au Manitoba et l’analyse du contenu stomacal d’oiseaux migrateurs tués par des collisions avec des fenêtres, recueillis par le Programme de sensibilisation aux collisions d’oiseaux avec les édifices (Fatal Light Awareness Program) à Toronto, pour identifier et quantifier les graines de plantes transportées par différentes espèces d’oiseaux au cours des deux saisons migratoires. Nous avons évalué la viabilité des graines par des tests au tétrazolium et de germination. Les résultats à ce jour indiquent que 37 % des échantillons fécaux obtenus d’oiseaux interceptés pendant la migration à l’Observatoire d’oiseaux de Long Point à l’automne 2025, et 22 % des contenus stomacaux obtenus d’oiseaux tués pendant la migration d’automne et de printemps à Toronto en 2024 contenaient des graines de plantes, y compris des espèces des genres Cornus, Juniperus, Parthenocissus, Rhamnus, Viburnum et Vitis. Les disperseurs aviaires de graines de plantes comprenaient le Jaseur d’Amérique, les grives du genre Catharus, le Merle d’Amérique, le Viréo aux yeux rouges et le Bruant à gorge blanche. Ces résultats préliminaires suggèrent que les oiseaux migrateurs pourraient couramment déplacer des graines de plantes pendant leurs migrations, façonnant ainsi les communautés de plantes indigènes et non indigènes au Canada.
Corrections de traduction en cours
Préférences de couleur dans le choix de matériaux de nidification d’origine anthropique chez l’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris)
Présentateur·rice·s: KC Collings1, Colleen Barber2, Gabrielle Armstrong3, Katelyn Eisner4, Olivia Smith5, Freya Binney6
Affiliation·s: 1. Université Saint Mary’s, 2. Université Saint Mary’s, 3. Université Saint Mary’s, 4. Université Saint Mary’s, 5. Université Saint Mary’s, 6. Université Saint Mary’s
Session: Session 1: Écologie Urbaine
Heure: 2026-10-06 15:30 UTC
Résumé
Les oiseaux urbains incorporent souvent des matériaux anthropiques dans leurs nids. Cependant, les facteurs qui déterminent la sélection des matériaux restent flous. Des indices visuels, comme la couleur, peuvent influencer le choix des matériaux de nidification par les oiseaux. L’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) est une espèce de passereau cavicole observée incorporant des matériaux anthropiques dans ses nids. Les mâles construisent la majeure partie du nid pour attirer une partenaire, et les femelles aident à terminer la construction. Bien que des matériaux puissent être sélectionnés et ajoutés aux nids, ils peuvent aussi être jetés plus tard plutôt que d’être davantage incorporés. Cette étude examine si les étourneaux sauvages montrent une préférence pour certaines couleurs de matériaux de nidification anthropiques. Nous avons offert aux oiseaux une occasion égale de choisir des rubans de cinq couleurs différentes (bleu, doré, noir, argenté et blanc) et nous avons quantifié à la fois les couleurs sélectionnées dans l’environnement et celles incorporées dans les nids. Les résultats préliminaires indiquent que certaines couleurs sont sélectionnées plus souvent que d’autres. Comprendre les mécanismes sous-jacents à la sélection de matériaux anthropiques dans les nids d’oiseaux améliorera notre compréhension des adaptations comportementales en milieu urbain et permettra de mieux orienter les stratégies de conservation.
Corrections de traduction en cours
Recensement mondial des oiseaux urbains
Présentateur·rice·s: Paul J Preston1, Islamiat Abidemi Raji2, Daniel J Mennill3, Paul R Martin4, Lynn B Martin5, Alex M Syingi6, Massamba Thiam7, Guiherme Serpa8, Frances Bonier9
Affiliation·s: 1. Université Queen’s, 2. Université Cornell, 3. Université de Windsor, 4. Université Queen’s, 5. Université de Floride du Sud, 6. Musée national du Kenya, 7. Université Cheikh Anta Diop, 8. Serpa Birding, 9. Université Queen’s
Session: Session 1: Écologie Urbaine
Heure: 2026-10-06 16:00 UTC
Résumé
Les oiseaux sont une composante essentielle de la biodiversité urbaine dans le monde entier, mais mesurer avec précision leur abondance et leur diversité est un défi, car la plupart des méthodes de relevé ne sont pas conçues pour les environnements urbains denses. Les relevés se limitent souvent aux espaces verts, aux quartiers plus riches et aux pays à revenu élevé, ce qui nuit à notre compréhension de la manière dont les oiseaux utilisent tous les habitats urbains. Nous avons développé et évalué le Global Urban Bird Survey, une méthode inclusive pour l’inventaire des oiseaux urbains dans divers environnements urbains. Des experts locaux ont formé et coordonné des membres de la communauté, qui ont effectué des relevés répétés à l’aide d’enregistreurs acoustiques dans cinq villes entre 2022 et 2024 : Dakar, Nairobi, Rio de Janeiro, Paris et Toronto. Les lieux de relevé ont été sélectionnés selon un plan d’échantillonnage stratifié randomisé par blocs dans les centres-villes, garantissant une couverture non biaisée de tous les habitats. Nous avons comparé la performance du Global Urban Bird Survey avec eBird, une plateforme de science citoyenne largement utilisée, pour évaluer la richesse spécifique, l’occurrence et la couverture spatiale. eBird a détecté une richesse spécifique moyenne significativement plus élevée que le Global Urban Bird Survey à Dakar, Nairobi, Paris et Rio de Janeiro, tandis qu’aucune différence significative n’a été observée à Toronto. Cependant, la couverture spatiale d’eBird était nettement inférieure à celle du Global Urban Bird Survey, en particulier dans les villes à faible revenu. Le Global Urban Bird Survey offre une approche robuste et adaptable pour le suivi de la biodiversité aviaire urbaine dans un éventail d’habitats et de contextes socio-économiques. Un échantillonnage plus large et plus représentatif des environnements urbains est essentiel pour comprendre les patrons mondiaux de la biodiversité. Le suivi acoustique communautaire complète les efforts de science citoyenne existants, offrant un outil pour une planification de la conservation inclusive et une gestion éclairée de la biodiversité urbaine dans le monde entier.
Corrections de traduction en cours
Régime alimentaire des Goglu des prés (Dolichonyx oryzivorus) lors des haltes migratoires automnales
Présentateur·rice·s: Charlotte Toner1, Wendy Monk2, Joe Nocera3
Affiliation·s: 1. Université du Nouveau-Brunswick, 2. Université du Nouveau-Brunswick, 3. Université du Nouveau-Brunswick
Session: Session 2: Écologie Alimentaire et Régime Alimentaire
Heure: 2026-10-06 16:30 UTC
Résumé
Les écosystèmes agricoles présentent des compromis complexes entre les priorités humaines et celles de la conservation, en particulier pour les espèces migratrices ou en péril dont le cycle de vie dépend d’habitats gérés. De nombreuses espèces d’oiseaux peuvent fournir des services écosystémiques précieux dans les agroécosystèmes, comme la lutte contre les ravageurs et les mauvaises herbes, mais ces rôles sont souvent mal quantifiés, surtout pendant les périodes énergétiquement exigeantes comme avant la migration. Le goglu des prés (Dolichonyx oryzivorus) est un passereau des prairies migrateur au long cours et une espèce en péril pour laquelle il existe une lacune de connaissances importante concernant sa fonction alimentaire au sein des écosystèmes, ainsi que ses habitudes alimentaires pendant la halte prémigratoire. Mon étude examine le régime alimentaire du goglu des prés pendant la période de halte postnuptiale et prémigratoire de juillet et août. J’ai recueilli des échantillons de matières fécales sur huit sites agricoles dans la vallée d’Annapolis, en Nouvelle-Écosse, au Canada. En utilisant le métacodage à barres de l’ADN des échantillons fécaux, j’ai identifié la composition du régime alimentaire en plantes et en insectes au fil du temps, entre les groupes d’âge, et en relation avec l’origine des plantes et le statut de ravageur des insectes. Mes résultats indiquent que le goglu des prés consomme une communauté alimentaire diversifiée de plantes et d’insectes, y compris des mauvaises herbes et des ravageurs. Cette composition a changé de manière significative au fil du temps à l’approche de la migration, et la composition du régime alimentaire en insectes différait de manière significative entre les adultes et les juvéniles. Cette étude fournit la première analyse par métacodage à barres de l’ADN du goglu des prés, ainsi que la première identification à fine échelle du régime alimentaire du goglu des prés pendant la halte automnale. Ensemble, ces résultats indiquent que le goglu des prés peut contribuer aux services écosystémiques au sein des agroécosystèmes tout en modifiant simultanément son régime alimentaire pour répondre aux exigences énergétiques de la halte migratoire. En contribuant à la connaissance du goglu des prés pendant une période potentiellement limitante de son cycle de vie, j’espère améliorer les techniques de gestion de la conservation en identifiant les sources de proies importantes et en soulignant la valeur de cette espèce en péril dans les écosystèmes agricoles.
Corrections de traduction en cours
Réutilisation des nids par le Moucherolle tchébec
Présentateur·rice·s: Emelie Dykstra1, Geoff Holroyd2
Affiliation·s: 1. Observatoire d’oiseaux de Beaverhill
Session: Session 1: Biologie de la Reproduction
Heure: 2026-10-06 17:10 UTC
Résumé
Le Moucherolle tchébec est l’espèce nicheuse la plus commune dans la forêt de peupliers et de sapins baumiers de la zone naturelle de Beaverhill, au centre de l’Alberta. En 2022, Myrthe Van Brempt et al. ont découvert que les Moucherolles tchébecs produisent plus d’œufs et de jeunes qu’ailleurs, ont un très haut succès de nidification et la plus forte densité de reproduction en Amérique du Nord. Par la suite, ils ont déterminé un devancement de la migration d’automne. Récemment, nous avons déterminé que des nids survivaient à l’hiver et étaient réutilisés par les Moucherolles tchébecs. Cette présentation discutera de la fréquence et du moment de la réutilisation des nids, ainsi que des avantages apparents et des risques possibles de ce comportement inhabituel. La réutilisation des nids ne semble pas être impliquée dans le devancement de la migration.
Corrections de traduction en cours
S’agit-il d’un peuplement mixte? Réponses spatialement explicites aux gradients de structure et de composition forestières chez trois espèces d’oiseaux boréaux.
Présentateur·rice·s: Leonard Patterson1, Brendan Casey2, Erin Bayne3
Affiliation·s: 1. Université de l’Alberta, 2. Alberta Biodiversity Monitoring Institute, 3. Université de l’Alberta
Session: Session 2: L’utilisation de l’habitat et Biologie de la Reproduction
Heure: 2026-10-06 19:00 UTC
Résumé
Les définitions conventionnelles des forêts boréales mixtes sont basées uniquement sur la composition en espèces d’arbres, définissent la composition des espèces à un grain relativement grossier et n’abordent pas explicitement l’échelle spatiale. De telles définitions peuvent simplifier à l’excès les caractéristiques forestières sélectionnées par les oiseaux, ce qui peut biaiser les tentatives passées d’identifier les associations avec l’habitat des forêts mixtes. Pour combler cette lacune, nous avons utilisé une approche spatialement explicite pour comprendre comment trois espèces d’oiseaux boréaux réagissent à des gradients continus de composition feuillus-conifères, à la configuration spatiale des conifères et à l’âge de la forêt au sein des forêts mixtes de l’Alberta, au Canada. Nous avons utilisé un modèle d’arbres de régression augmentés pour évaluer l’influence de ces caractéristiques de l’habitat à plusieurs étendues spatiales (150 m, 500 m, 1000 m) et tailles de grain (5 m et 30 m) sur l’abondance relative des oiseaux. La configuration spatiale était le prédicteur le plus fort pour les trois espèces. La Paruline à gorge noire (Setophaga virens) et la Paruline à poitrine baie (Setophaga castanea) ont réagi le plus fortement à une configuration locale (150 m) à grain fin, l’abondance culminant dans des peuplements intimement mélangés. La Paruline obscure (Leiothlypis peregrina) a réagi le plus fortement à la configuration à l’échelle la plus large (1000 m), favorisant également les mélanges intimes. La proportion de conifères et l’âge de la forêt sont systématiquement apparus comme les deuxième et troisième prédicteurs les plus importants, respectivement. L’abondance prédite sur des paysages synthétiques a montré une abondance systématiquement plus élevée (environ 4 à 10 fois plus élevée) dans les forêts mixtes intimes par rapport aux forêts mixtes ségréguées. Nos résultats démontrent que des définitions des forêts mixtes spécifiques à l’espèce et spatialement explicites qui incluent la configuration spatiale des conifères saisissent mieux l’utilisation de l’habitat par les oiseaux que la composition seule. La préservation ou la restauration de mélanges intimes d’espèces d’arbres conifères et feuillus à des échelles spatiales fines peut être particulièrement bénéfique pour nos espèces focales.
Corrections de traduction en cours
Si vous les appelez, viendront-ils ? Utilisation de la diffusion des chants pour accroître la détectabilité de la Paruline du Canada dans le nord-ouest de l’Ontario.
Présentateur·rice·s: Vianney Cupiche1, Geovanni Balam2, Brian McLaren3
Affiliation·s: 1. Université interculturelle maya de Quintana Roo, 2. biologiste indépendant, 3. Université Lakehead
Session: Session 1: L’importance des méthodes
Heure: 2026-10-06 16:20 UTC
Résumé
La repasse est couramment utilisée pour recenser les oiseaux, car c’est une méthode efficace pour inventorier les espèces difficiles à observer en augmentant leur probabilité de détection. Cependant, dans les relevés de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario, les relevés par repasse ne sont pas recommandés. Prenons le cas de la Paruline du Canada (Cardellina canadensis). Dans notre région d’étude, le nord-ouest de l’Ontario, cette espèce a été historiquement sous-étudiée et sous-estimée en raison de sa faible accessibilité, mais aussi parce que ces oiseaux sont petits, difficiles à voir et passent peu de temps sur les lieux durant la saison de reproduction. Cependant, la Paruline du Canada est également connue pour être une espèce attirée par les indices sociaux; des études antérieures ont suggéré que la Paruline du Canada utilise des indices sociaux (acoustiques) pour ses choix d’habitat. Pour ces raisons, mon hypothèse est que l’utilisation de la repasse de chants/cris, plutôt que de simples points d’écoute silencieux, augmentera sa détection. À travers notre expérience, nous avons tenté de fournir un aperçu valide d’une méthode de repasse plus efficace pour recenser notre espèce cible. Pendant les saisons de reproduction de 2021, 2022 et 2023, j’ai mis en œuvre un protocole de relevé d’oiseaux utilisant une période de silence suivie de la repasse de chants/cris et j’ai enregistré la détection de l’espèce avec et sans la repasse. J’ai constaté que dans environ 70 % des cas, l’oiseau était détecté principalement après la diffusion des chants/cris. De plus, j’ai constaté que l’espèce s’approchait mais restait silencieuse dans les zones non exploitées, tandis que dans les zones après coupe, elle avait l’habitude de s’approcher en chantant et/ou de répondre avec des cris territoriaux. Ces résultats suggèrent que l’utilisation de protocoles de repasse dans les relevés d’oiseaux augmentera la probabilité de détection de la Paruline du Canada, en particulier dans les zones non exploitées, ce qui mènera à des estimations de population plus précises.
Corrections de traduction en cours
Stratégies de migration printanière et effets résiduels sur le succès de la reproduction chez la Branta canadensis interior
Présentateur·rice·s: Laura Wallace1, Glen Brown2, Rodney Brook3
Affiliation·s: 1. Université Trent, 2. Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, 3. Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario
Session: Session 1: La Migration
Heure: 2026-10-06 19:20 UTC
Résumé
Le moment de l’arrivée sur les aires de reproduction est étroitement lié au succès reproducteur chez la sauvagine migratrice. Une meilleure compréhension des caractéristiques de la migration printanière et des effets de report sur la productivité annuelle est nécessaire pour orienter la gestion durable de la récolte. Des évaluations à jour de cette dynamique des populations sont particulièrement importantes pour guider les décisions de gestion de la récolte de la population en déclin de Bernaches du Canada (Branta canadensis interior) du sud de la baie d’Hudson (SBH). La Bernache du Canada est l’espèce d’oie la plus récoltée dans l’est de l’Amérique du Nord, et les Bernaches du Canada de la SBH sont à la fois culturellement importantes et une ressource clé pour les chasseurs de subsistance des communautés du nord de l’Ontario. Nous avons étudié les stratégies de migration printanière des Bernaches du Canada de la SBH pour évaluer comment les conditions environnementales influencent le moment de l’arrivée et le succès de nidification subséquent. De 2022 à 2025, nous avons déployé 151 colliers émetteurs GPS-GSM Ornitela sur des femelles reproductrices adultes, générant des données de mouvement à haute résolution tout au long du cycle annuel. À l’aide de modèles linéaires à effets mixtes, nous avons évalué comment la fonte des neiges et la température influencent les caractéristiques de la migration, et comment ces caractéristiques sont liées au succès du nid. Le moment de la migration variait considérablement d’un individu à l’autre, les arrivées sur les aires de reproduction s’échelonnant de la mi-avril au début mai. Les résultats préliminaires indiquent que la fonte des neiges et la température régionales influencent fortement le nombre et la durée des haltes migratoires. Les Bernaches du Canada suivent généralement de près la ligne de neige pendant la migration printanière, et certains individus sont arrivés avant la fonte des neiges et ont fait une halte à des latitudes plus basses jusqu’à ce que les conditions s’améliorent. Fait important, les individus arrivant plus tard ont montré un succès de nidification plus faible, ce qui suggère qu’une arrivée tardive peut réduire la performance reproductive. Nos résultats clarifient les stratégies de migration printanière de la population de Bernaches du Canada du sud de la baie d’Hudson et soulignent l’importance d’une arrivée à temps pour le succès de la reproduction. Une arrivée précoce peut être bénéfique pour les bernaches à mesure que la phénologie printanière avance avec le changement climatique, mais des décalages entre le moment de l’arrivée et les conditions environnementales locales pourraient tout de même affecter la productivité.
Corrections de traduction en cours
Suivi de la migration nocturne grâce aux cris de vol : les enseignements de Motus Audio, un système de suivi acoustique à l’échelle du Canada
Présentateur·rice·s: Madison Bygrove1, Natalie Emerick2, Dan Mennill3
Affiliation·s: 1. Université de Windsor, 2. Université de Windsor, 3. Université de Windsor
Session: 3MT - Bioacoustique
Heure: 2026-10-06 20:12 UTC
Résumé
De nombreux oiseaux migrateurs produisent de brefs cris de vol nocturnes lorsqu’ils se déplacent la nuit, fournissant des signaux acoustiques spécifiques à l’espèce qui offrent une méthode puissante et non invasive pour surveiller la migration. Malgré leur utilisation croissante dans la recherche sur la migration, les schémas géographiques et temporels de l’activité des cris de vol restent mal compris. Dans ce projet, nous étudions comment l’activité des cris de vol nocturnes chez les oiseaux migrateurs varie entre les principales voies migratoires à travers le Canada. Nous avons établi un réseau de surveillance acoustique à l’échelle du Canada — le réseau audio Motus — comprenant 100 unités d’enregistrement autonomes construites sur mesure et déployées dans divers habitats et régions migratoires d’un océan à l’autre. Nous avons recueilli des enregistrements nocturnes pendant la migration de printemps et d’automne et identifié les cris de vol à l’aide de Nighthawk, un algorithme d’apprentissage machine qui identifie les cris de vol nocturnes au niveau de l’espèce ou du groupe d’espèces. Le réseau audio Motus permet une surveillance en temps quasi réel des schémas de migration à des échelles géographiques qu’il serait presque impossible d’atteindre par les seuls relevés traditionnels. Sur 100 sites s’étendant de l’île de Vancouver à Terre-Neuve, nous avons quantifié le moment et l’ampleur du pic d’activité des cris de vol au printemps 2026 dans quatre grandes voies migratoires. Nous avons prédit que chaque voie migratoire montrerait des pics distincts dans le calendrier de la migration, reflétés par des augmentations de l’activité des cris de vol. Notre recherche fournit la première quantification acoustique à l’échelle du pays du calendrier de la migration à une échelle continentale, tout en offrant des informations spécifiques aux espèces sur la migration nocturne. Une meilleure compréhension des schémas de cris de vol améliore notre capacité à prédire avec précision les mouvements migratoires, à identifier les zones à haut risque et à orienter les stratégies de conservation visant à réduire les menaces pour les oiseaux migrateurs nocturnes au Canada.
Corrections de traduction en cours
Survie à court terme des canards colverts après la pose d’un émetteur externe
Présentateur·rice·s: Cassidy Waldrep1, Madeline Ward2, John Coluccy3, Joshua Stiller4, Jacob Straub5, Nathaniel Huck6, Ted Barney7, Abigail Butler8, Austin Damminger9, Shawn Meyer10, Theodore Nichols11, Daria Sparks12, Département des ressources fauniques de la Virginie13, Mathieu Tétreault14, Mitch Weegman15
Affiliation·s: 1. Université de la Saskatchewan, 2. Université de la Saskatchewan, 3. Canards Illimités, Inc., 4. Département de la conservation de l’environnement de l’État de New York, 5. SUNY Brockport, 6. Commission du gibier de la Pennsylvanie, 7. Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada, 8. SUNY Brockport, 9. New Jersey Fish and Wildlife, 10. Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada, 11. New Jersey Fish and Wildlife, 12. SUNY Brockport, Département des ressources fauniques de la Virginie, 13. Service canadien de la faune, Environnement et Changement climatique Canada, 14. Université de la Saskatchewan
Session: Session 1: L’importance des méthodes
Heure: 2026-10-06 16:30 UTC
Résumé
L’estimation de la survie à différents stades du cycle de vie est essentielle pour contextualiser les tendances des populations, élaborer des plans de conservation spécifiques à l’espèce et déterminer quand les données doivent être censurées. Ceci est particulièrement critique pour les animaux migrateurs, comme la sauvagine, car ils sont exposés à diverses conditions environnementales tout au long de leur vie. La capture de la sauvagine pour la pose d’émetteurs externes permet aux chercheurs de recueillir d’abondantes données sur les déplacements et le comportement à travers des gradients spatiaux et temporels, mais peut exposer les oiseaux à un stress supplémentaire dû à une manipulation prolongée, entraînant parfois la mortalité. Pour déterminer si une période de censure des données est nécessaire et pour comprendre les effets de la capture et de la pose de dispositifs du projet sur la survie du canard colvert, nous avons estimé la survie après la remise en liberté de 1 263 canes colverts marquées et baguées dans le cadre du projet sur le canard colvert de l’Est. Nous avons étudié les effets du bagueur, de l’âge, de la masse corporelle et de la température sur une période de 15 jours après la capture à l’aide d’un modèle bayésien logistique d’exposition à devenir connu. Nous avons constaté que les canards colverts avaient un taux de survie de 0,97 pour la période, la mortalité la plus élevée survenant au cours des deux premiers jours après la capture et lors d’une exposition prolongée à des températures froides, indépendamment de la masse corporelle ou de l’âge. La majorité des bagueurs avaient des effets négligeables sur la survie quotidienne, mais 12 % avaient des effets négatifs par rapport à la moyenne générale. Nous recommandons aux praticiens d’envisager de faire appel au plus petit nombre possible de bagueurs pour déployer des dispositifs de suivi pour un plan d’étude et une échelle spatiale de déploiement donnés, car nous prévoyons qu’une plus grande expérience et une plus grande constance sont plus faciles à atteindre avec moins de personnes. Nos résultats démontrent l’importance de contextualiser la survie après la remise en liberté dans les grands projets de dispositifs de suivi, car les facteurs de stress environnementaux et les pratiques de baguage varient.
Corrections de traduction en cours
Sélection de site de nidification par la Barge hudsonienne (Limosa haemastica) dans les basses terres de la baie d’Hudson, en Ontario
Présentateur·rice·s: Abbey Lewis1, Glen Brown2
Affiliation·s: 1. étudiante à la maîtrise, Université Trent, 2. Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario
Session: Session 2: L’utilisation de l’habitat et Biologie de la Reproduction
Heure: 2026-10-06 19:40 UTC
Résumé
On s’attend à ce que les changements climatiques modifient la qualité de l’habitat et augmentent le risque de prédation pour la barge hudsonienne (Limosa haemastica), une espèce menacée au niveau fédéral, sur ses aires de reproduction dans les basses-terres de la baie d’Hudson (BTBH). L’abondance des barges a considérablement diminué au cours des dernières décennies, mais les lacunes dans les connaissances concernant les exigences de nidification et l’utilisation de l’habitat limitent la planification de la conservation en Ontario. Notre recherche vise à combler ces lacunes et à étudier comment la variation de la disponibilité des ressources et du risque de prédation dans le paysage influence la sélection du site de nidification. Comme ce sont des nicheurs cryptiques, nous nous attendions à ce que les barges sélectionnent des caractéristiques qui améliorent la dissimulation et réduisent le risque de prédation, comme une plus grande hauteur de végétation, une couverture arbustive plus dense et un éloignement des éléments tels que les crêtes de toundra et les arbres. Nous avons recueilli des images de drones à haute résolution couvrant une zone de 70 m x 70 m centrée sur quinze nids de barges dans le parc provincial Polar Bear, en Ontario, de 2023 à 2025. À l’aide de ces images, nous avons généré des cartes de classification du territoire caractérisant l’habitat de chaque nid. Nous avons ensuite testé les différences dans les caractéristiques de l’habitat et la hauteur de la végétation à différentes échelles spatiales et entre les sites utilisés (nids) et les sites disponibles. Les résultats ont révélé une sélection pour des nids avec une végétation significativement plus haute dans un rayon de 1 m², par rapport à des échelles spatiales plus larges et à l’habitat disponible environnant. À toutes les échelles spatiales, les nids se trouvaient systématiquement dans des fens à graminées secs, sur des buttes de graminées et près d’arbustes, et étaient rarement ou jamais à proximité de sol dénudé, de fens inondés, d’eau, d’arbres ou de crêtes. Le fen à graminées humide était évité à l’emplacement immédiat du nid, mais était inclus dans le territoire plus large. Les résultats concordent avec des travaux antérieurs sur les aires de reproduction en Alaska et au Manitoba, mais, contrairement à ces derniers, aucune barge de cette étude n’a niché près d’un plan d’eau libre. Dans l’ensemble, cette recherche fournit un aperçu de la sélection des sites de nidification à fine échelle par la barge hudsonienne et suggère qu’elle pourrait perdre des habitats propices dans les BTBH à mesure que la limite forestière boréale s’étend vers le nord dans les fens à graminées.
Corrections de traduction en cours
Sélection des sites de nidification chez le Tohi tacheté (Pipilo maculatus) en milieu urbain : preuve d’un piège écologique ou d’un bouclier contre les prédateurs ?
Présentateur·rice·s: Triana Hohn1, David Green2, Elizabeth Gow3
Affiliation·s: 1. Université Simon Fraser, 2. Université Simon Fraser, 3. Environnement et Changement climatique Canada
Session: Session 1: Écologie Urbaine
Heure: 2026-10-06 15:50 UTC
Résumé
Un piège écologique survient lorsqu’un animal montre une préférence pour un habitat qui a ultimement des conséquences négatives sur sa valeur adaptative. Les oiseaux qui nichent dans les zones urbaines peuvent être particulièrement vulnérables aux pièges écologiques. Inversement, certaines parties des zones urbaines peuvent agir comme des boucliers, lorsque la présence humaine sert de moyen de dissuasion pour certains prédateurs de nids communs. Les oiseaux nichant au sol dans des nids en coupe ouverte sont considérés comme sensibles au dérangement causé par les loisirs humains et à la prédation par les prédateurs urbains. Le Tohi tacheté (Pipilo maculatus), qui se reproduit en milieu urbain, niche souvent dans un habitat dense et arbustif le long des lisières, ce qui en fait un bon système d’étude pour tester les pièges écologiques. Dans les zones urbaines, ces lisières bordent souvent des sentiers pédestres qui peuvent modifier le risque de dérangement ou de prédation en raison de l’activité humaine. De 2022 à 2025, nous avons trouvé et suivi 407 nids de Tohi tacheté dans cinq espaces verts présentant divers degrés d’urbanisation dans la région métropolitaine de Vancouver, en Colombie-Britannique. Nous avons examiné l’impact des facteurs naturels et anthropiques sur la survie journalière des nids et le succès reproducteur à de multiples échelles spatiales, allant du niveau des sites de nidification à l’ensemble de l’espace vert urbain. Nous avons également testé si les décisions de nidification des Tohis tachetés se reproduisant dans les espaces verts urbains créent un piège écologique ou fournissent un bouclier contre la prédation. Nous avons constaté que la survie des nids et le nombre de jeunes à l’envol étaient tous deux affectés par les conditions météorologiques et que la probabilité de survie des nids augmentait avec le degré d’urbanisation. Nous avons montré que les Tohis tachetés nichent de préférence près des lisières anthropiques, comme les sentiers, mais nous avons constaté que ces lisières ne fonctionnent pas comme un piège pour les tohis au stade de la nidification, car la distance à la lisière n’a pas eu d’impact significatif sur la survie des nids ou le nombre de jeunes produits. Nos résultats soutiennent l’hypothèse selon laquelle les environnements dominés par l’homme profitent à certaines espèces indigènes, potentiellement par un phénomène de bouclier, soulignant le rôle potentiel que les environnements urbains peuvent jouer dans la conservation des oiseaux.
Corrections de traduction en cours
Test de modèles de mise en réserve optimale: l’intensité de fréquentation des mangeoires modifie-t-elle les rythmes diurnes de recherche de nourriture chez la Mésange à tête noire (Poecile atricapillus)?
Présentateur·rice·s: Mechelle Goulart1, Ipshita Gayen2, Nathan Hobbs3, Kimberley Mathot4
Affiliation·s: 1. Université de l’Alberta, 2. Université de l’Alberta, 3. Université de l’Alberta, 4. Université de l’Alberta
Session: Session 2: Écologie Alimentaire et Régime Alimentaire
Heure: 2026-10-06 16:50 UTC
Résumé
De nombreux oiseaux recueillent et stockent de la nourriture pour une utilisation ultérieure, ce qu’on appelle la mise en cache. Les modèles théoriques prédisent que l’effort de mise en cache sera concentré en un seul pic au cours de la journée, bien que le moment précis de ce pic dépende de multiples facteurs. Nous avons étudié les patrons diurnes d’utilisation des mangeoires dans une population de 50 mésanges à tête noire (Poecile atricapillus) marquées individuellement à la fin de l’été. Nous avons utilisé le nombre total de visites quotidiennes aux mangeoires (1 visite ≈ 1 graine de tournesol) comme indicateur de l’intensité de la mise en cache, car les visites quotidiennes aux mangeoires (allant de 11 à 339 visites par oiseau par jour) dépassaient souvent l’apport requis d’environ 45 graines de tournesol pour les mésanges à cette période de l’année, ce qui correspond à un certain effort de mise en cache. Dans l’ensemble, les mésanges ont montré des patrons d’alimentation bimodaux. De plus, nous avons constaté que les mésanges augmentaient l’utilisation absolue des mangeoires tout au long de la journée pour s’adapter à l’augmentation du nombre total de visites quotidiennes, contrairement au pic unique prédit par les modèles théoriques de la mise en cache. Des analyses post-hoc ont révélé que cet effet à l’échelle de la population était dû à des différences individuelles; certaines mésanges augmentaient leurs visites matinales aux mangeoires avec l’augmentation du nombre total de visites quotidiennes, tandis que d’autres augmentaient leurs visites à la mi-journée ou en fin de journée. Les travaux futurs devraient se pencher sur les facteurs à l’origine de ces différences individuelles, y compris le rôle de la compétition par interférence.
Corrections de traduction en cours
Tolérance à la chaleur chez les oiseaux des zones tempérées : prédire leur vulnérabilité au changement climatique
Présentateur·rice·s: Nathan Bernier1, Anand Sachin2, François Vézina3
Affiliation·s: 1. étudiant au baccalauréat, Université du Québec à Rimouski, 2. Université du Québec à Rimouski, 3. Université du Québec à Rimouski
Session: 3MT - Physiologie
Heure: 2026-10-06 20:32 UTC
Résumé
Les régions tempérées sont connues pour leur printemps et leur été courts et frais, période pendant laquelle les oiseaux se reproduisent et doivent chercher intensivement de la nourriture pendant des jours pour approvisionner leur progéniture. De tels niveaux d’activité élevés augmentent la production de chaleur, que les oiseaux doivent dissiper efficacement pour maintenir leur activité. Cependant, on prévoit que le réchauffement climatique augmentera considérablement les températures pendant la période de reproduction, ce qui pourrait causer un stress thermique chez les oiseaux et les forcer à réduire leur activité, ayant ainsi un impact négatif sur la qualité des oisillons. Actuellement, la plupart des études mesurant les réponses mécanistes des oiseaux au stress thermique proviennent de régions arides et désertiques, alors que très peu d’études existent sur ces mécanismes chez les oiseaux habitant les régions plus froides. Comme le changement climatique augmente la probabilité d’événements de chaleur extrême, les réponses des oiseaux à des températures ambiantes plus élevées doivent être étudiées dans les régions tempérées. Dans cette étude, nous visons à mesurer la capacité de dissipation de chaleur du Tarin des pins (Spinus pinus), un petit passereau résident réparti en Amérique du Nord. Pendant l’automne 2026, nous prévoyons de mesurer la conductance thermique maximale et les traits de tolérance à la chaleur, c’est-à-dire la perte de chaleur par évaporation, le taux métabolique de repos, la température corporelle chez des tarins captifs tout en les exposant à une augmentation progressive de la température dans des chambres métaboliques. La conductance thermique maximale (Cmax), qui représente la capacité la plus élevée de l’oiseau à dissiper la chaleur sans dépenser d’énergie supplémentaire, sera calculée à partir de la température corporelle, de la température ambiante, de la consommation d’oxygène et de la perte de vapeur d’eau avant l’apparition du halètement. Une fois que la Cmax et la capacité maximale de dissipation de chaleur par évaporation seront quantifiées, nous pourrons les intégrer dans un modèle théorique tel que le polygone de thermorégulation. Ce modèle nous permettra de prédire les températures ambiantes susceptibles de causer un stress thermique et de réduire l’approvisionnement des oisillons, des informations cruciales pour comprendre les effets du réchauffement climatique sur les oiseaux des régions tempérées.
Corrections de traduction en cours
Trente-sept ans de changement dans une communauté d’oiseaux de la toundra arctique sur l’île Qikiqtaruk–Herschel, au Yukon
Présentateur·rice·s: Maya Wade1, Isla Myers-Smith2, Cameron Eckert3, Richard Gordon4, Gardes du parc territorial Qikiqtaruk5
Affiliation·s: 1. Faculté de foresterie et de gérance environnementale de l’Université de la Colombie-Britannique, 2. Université de la Colombie-Britannique, 3. Parcs Yukon, 4. Parcs Yukon, 5. Parcs Yukon
Session: Session 2: Biologie de la Conservation
Heure: 2026-10-06 17:40 UTC
Résumé
Le réchauffement climatique entraîne l’expansion des arbustes ligneux dans la toundra arctique, remodelant des habitats essentiels pour plus de 200 espèces d’oiseaux. L’expansion des arbustes modifie déjà les aires de répartition, les comportements et la dynamique des populations d’oiseaux, mais l’ampleur de ces effets et la diversité des espèces touchées demeurent incertaines. Nous avons examiné si la communauté d’oiseaux nicheurs de l’île Qikiqtaruk-Herschel, au Yukon, a changé au cours des 37 dernières années et si ces changements sont associés à l’augmentation du verdissement de la toundra. À l’aide de 37 ans (1990-2026) de relevés annuels des oiseaux nicheurs effectués en juin par Parcs Yukon, nous avons testé les changements à long terme dans la composition de la communauté à l’aide d’analyses statistiques multivariées. Nous avons constaté que la composition de la communauté d’oiseaux de la toundra a changé de manière significative, principalement en raison du renouvellement des espèces. La richesse spécifique et la diversité de Shannon ont montré des tendances positives faibles, mais significatives, sur la période d’étude. Plusieurs espèces associées aux arbustes, comme le Bruant hudsonien (Spizelloides arborea) et la Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica), ont augmenté, tandis que de nombreuses espèces nichant en toundra ouverte, comme le Bécasseau de Baird (Calidris bairdii) et le Plectrophane lapon (Calcarius lapponicus), ont diminué. L’ajustement de vecteurs environnementaux a identifié l’indice NDVI annuel maximal, un indicateur du verdissement de la toundra qui reflète les changements de végétation tels que l’expansion des arbustes, comme étant le plus fort prédicteur de ces changements de composition. Ces résultats appuient l’hypothèse selon laquelle les changements de végétation induits par le climat contribuent à la restructuration à long terme des communautés d’oiseaux de la toundra, avec des conséquences potentielles pour la persistance des espèces spécialistes de la toundra ouverte.
Corrections de traduction en cours
Un modèle de répartition des espèces pour la conservation du Bruant de LeConte dans les Prairies canadiennes
Présentateur·rice·s: Amy Sutley1, Alana Westwood2
Affiliation·s: 1. Université Dalhousie, 2. Université Dalhousie
Session: Session 2: Biologie de la Conservation
Heure: 2026-10-06 17:10 UTC
Résumé
La population du bruant de LeConte (Ammospiza leconteii) est en déclin dans la partie de son aire de reproduction située dans l’Ouest canadien. Le bruant de LeConte a été identifié comme une priorité pour l’évaluation et la gestion de la conservation par les agences gouvernementales canadiennes, mais l’écologie et la distribution de l’espèce sont mal comprises. Nous avons développé un modèle de distribution d’espèce (MDE) à haute résolution de la présence du bruant de LeConte dans l’écozone des Prairies du Canada pour étudier les associations d’habitat et la distribution spatiale du bruant de LeConte et identifier des zones candidates pour la conservation des terres. Une méthode d’entropie maximale (MaxEnt) a été utilisée pour prédire la probabilité de présence du bruant de LeConte. Dans l’ensemble de données d’observations de présence, 2 595 des 8 253 (31 %) occurrences pouvaient présenter une incertitude de position, car elles étaient situées sur des routes et dans des plans d’eau libres. Comme la plupart des MDE corrigent rarement l’incertitude de position à fine échelle, nous avons testé trois distances de correction différentes (en déplaçant les observations vers l’habitat adjacent). Nous avons comparé trois modèles différents (sans déplacement; déplacements dans un rayon de 30 m; déplacements dans un rayon de 100 m) et avons constaté qu’ils avaient des performances similaires. Les covariables utilisées pour prédire la présence comprenaient la proximité des milieux humides, l’utilisation des terres, l’altitude, les précipitations estivales moyennes et un indice de végétation par différence normalisée. La performance et les résultats du modèle étaient similaires pour toutes les corrections, et nous avons choisi la correction de 100 m pour maximiser la taille de l’échantillon. La probabilité de présence du bruant de LeConte a montré une forte association avec les milieux humides des prairies de basse altitude et les zones riveraines, y compris les rivières urbaines. Pour élaborer des recommandations pour la conservation des terres, nous avons identifié sept emplacements prioritaires où les aires protégées existantes pourraient être étendues pour inclure l’habitat potentiel du bruant de LeConte. Nous encourageons les gestionnaires à valider sur le terrain et à appliquer notre modèle pour éclairer la protection de l’habitat de cette espèce.
Corrections de traduction en cours
Utilisation de l’habitat d’escale migratoire par les oiseaux chanteurs dans un espace vert fortement urbanisé
Présentateur·rice·s: Linda Nong1, Barbara Frei2, Kyle Elliott3
Affiliation·s: 1. étudiante à la maîtrise, Université McGill, 2. Environnement et Changement climatique Canada, 3. Université McGill
Session: Session 1: Écologie Urbaine
Heure: 2026-10-06 15:40 UTC
Résumé
Le développement urbain continue de remplacer les paysages naturels à mesure que les populations humaines augmentent, et les paysages urbains constituent une matrice de nouvelles ressources et de nouvelles menaces pour les oiseaux. Les villes sont souvent construites le long des routes migratoires et les oiseaux migrateurs sont d’autant plus attirés par ces régions par la lumière artificielle nocturne. Des recherches antérieures ont démontré que les passereaux migrateurs font couramment des haltes dans les villes ou à proximité, mais il existe peu d’informations sur leur utilisation de l’habitat à fine échelle lors des haltes dans les espaces verts urbains. La conservation et la gestion de ces espaces sont essentielles pour fournir un habitat aux oiseaux pendant cette période de stress énergétique de leur cycle annuel. Notre objectif général est de quantifier la durée des haltes, l’utilisation de l’habitat et la sélection du régime alimentaire des passereaux se reproduisant dans la forêt boréale dans un parc urbain polyvalent de 108 ha à Montréal, au Canada, en marquant, en effectuant un radiopistage et en prélevant des échantillons fécaux d’oiseaux pendant la période de migration post-reproduction. Les résultats préliminaires d’une saison pilote dans ce parc suggèrent que les durées des haltes (9,6 ± 7,3 jours, n=24) et les tailles des domaines vitaux temporaires (9,05 ± 8,75 ha; 95 % KDE, n=9) sont très variables parmi nos huit espèces focales. Les analyses futures incluront des fonctions de sélection des ressources pour quantifier l’utilisation de l’habitat à fine échelle et le métabarcodage de l’ADN fécal pour comparer les régimes alimentaires des oiseaux du parc urbain avec ceux d’un site périurbain voisin. Ce travail est réalisé en collaboration avec les gestionnaires de terrains municipaux locaux dans le but de fournir des conseils sur la gestion des espaces verts urbains pour la conservation des oiseaux migrateurs.
Corrections de traduction en cours
Utilisation de méthodes de science participative pour évaluer les prédicteurs de la richesse spécifique aviaire urbaine à Dakar, au Sénégal
Présentateur·rice·s: Lily Naaman1, Paul JE Preston2, Islamiat Abidemi Raji et Laboratoire d’ornithologie3, Université Cornell4, Daniel J Mennill5, Paul R Martin6, Lynn B Martin7, Guiherme A Serpa8, Massamba Thiam9, Alex M Syingi10, Frances Bonier11
Affiliation·s: 1. étudiante au baccalauréat, Université McMaster, 2. Département de biologie, Université Queen’s, 3. Département de biologie, Université Queen’s et Laboratoire d’ornithologie, Université Cornell, 4. Département de biologie, Université de Windsor, 5. Département de biologie, Université Queen’s, 6. Département de santé mondiale, Université de Floride du Sud, 7. Serpa Birding, Rio de Janeiro, Brésil, 8. Université Cheikh Anta Diop, Dakar, Sénégal, 9. Musée national du Kenya, Nairobi, Kenya, 10. Département de biologie, Université Queen’s
Session: 3MT - Science citoyenne
Heure: 2026-10-06 20:20 UTC
Résumé
Les méthodes de science communautaire ont la capacité d’élargir nos connaissances sur la biodiversité en surmontant les obstacles à la recherche dans les régions économiquement marginalisées, tant à l’échelle mondiale que locale. L’Inventaire mondial des oiseaux urbains (GUBS) a recueilli des enregistrements audio et vidéo à des points de sondage aléatoires répartis dans le noyau urbain de cinq villes du monde, dont Dakar, au Sénégal. Bien que de nombreuses études aient évalué la biodiversité dans les villes, principalement dans les espaces verts urbains, le GUBS fournit un échantillon plus représentatif de la richesse en espèces aviaires dans tous les habitats d’une ville, fournissant des données importantes sur la biodiversité dans les zones économiquement défavorisées et sous-représentées. Nous avons utilisé les données du GUBS de Dakar pour évaluer les relations entre la couverture végétale au sol, les niveaux d’activité humaine et la richesse en espèces aviaires, en jaugeant le potentiel d’utilisation de méthodes de science communautaire à faible technologie pour ces analyses. En plus de l’analyse acoustique précédemment réalisée pour identifier la richesse en espèces à chaque point de sondage, nous avons fait appel à des membres de la communauté pour classer la couverture végétale au sol et les niveaux d’activité humaine dans 35 vidéos à travers la ville de Dakar. Nous avons constaté qu’une augmentation de la couverture végétale au sol et une diminution des niveaux d’activité humaine étaient associées à une augmentation de la richesse en espèces aviaires. Ces résultats préliminaires prouvent que les prédicteurs de la biodiversité aviaire dans la ville de Dakar présentent des schémas cohérents dans divers quartiers, même avec l’utilisation de méthodes de science communautaire à faible technologie, ce qui correspond aux preuves antérieures des effets positifs des espaces verts et des effets négatifs de l’activité humaine sur la biodiversité urbaine. Compte tenu de ces résultats, nous étendons l’étude à trois des autres villes du GUBS : Toronto (Canada), Nairobi (Kenya) et Rio de Janeiro (Brésil), afin de déterminer si les relations que nous avons observées à Dakar sont cohérentes dans ces diverses villes. Dans l’ensemble, cette étude démontre l’utilité des approches à faible technologie pour évaluer les effets des caractéristiques du paysage urbain qui pourraient limiter ou soutenir la biodiversité dans les villes.
Corrections de traduction en cours
Variation spatio-temporelle du comportement de recherche de nourriture et du régime alimentaire de la Mouette tridactyle (Rissa tridactyla) en période de reproduction.
Présentateur·rice·s: Elora Edon1, Arnaud Tarroux2, Signe Christensen-Dalsgaard3, Manuel Ballesteros4, Eeva Soininen5
Affiliation·s: 1. Université de l’Arctique de Norvège, UiT, 2. Institut norvégien de recherche sur la nature, 3. Institut norvégien de recherche sur la nature, 4. Institut norvégien de recherche sur la nature, 5. Université de l’Arctique de Norvège, Observatoire climatique et écologique de la toundra arctique
Session: Session 2: Écologie Alimentaire et Régime Alimentaire
Heure: 2026-10-06 15:30 UTC
Résumé
Les populations d’oiseaux marins connaissent un déclin mondial, causé par de multiples pressions, notamment les changements climatiques et les activités humaines. La mouette tridactyle (Rissa tridactyla) ne fait pas exception à cette tendance et est actuellement classée comme étant en voie de disparition sur la Liste rouge norvégienne. Par conséquent, la compréhension des schémas de distribution saisonnière et du comportement de recherche de nourriture est une étape cruciale vers une meilleure connaissance de l’écologie et des stratégies de recherche de nourriture de cette espèce. Dans cette étude, j’ai exploré les facteurs qui façonnent la sélection de l’habitat chez les mouettes tridactyles pendant la saison de reproduction sur l’île d’Anda, dans le nord de la Norvège. J’ai utilisé 12 ans de données de suivi GPS et de taux de reproduction, que j’ai combinées avec des informations sur le régime alimentaire basées sur 5 ans d’échantillons de régurgitations prélevés sur des oiseaux équipés d’instruments. Les résultats ont montré que les mouettes tridactyles utilisaient principalement les habitats côtiers, mais se rabattaient sur les habitats océaniques comme habitat de recherche de nourriture alternatif. Bien que l’utilisation de ces deux habitats ait varié considérablement d’une année à l’autre, les mouettes semblaient suivre des niches environnementales similaires plutôt qu’un habitat préféré fixe. Cependant, une plus grande dépendance à l’égard des habitats océaniques était associée à un succès reproducteur plus faible, ce qui suggère qu’une utilisation accrue des habitats hauturiers éloignés pourrait entraîner des coûts pour la reproduction. Les mouettes tridactyles semblent donc réagir à un environnement marin très dynamique en ajustant leur comportement de recherche de nourriture. La prise en compte de cette flexibilité dans les mesures de conservation pourrait aider à protéger les habitats et les ressources en proies nécessaires pour réduire le déclin futur de la population.
Corrections de traduction en cours
Ça sent le parasitisme de couvée : une expérience de terrain évaluant les réactions de la Paruline jaune à l’odeur du Vacher à tête brune dans le nid.
Présentateur·rice·s: David Burghardt1, Leanne Grieves2
Affiliation·s: 1. Université de la Saskatchewan, 2. Université de la Saskatchewan
Session: Session 1: Biologie de la Reproduction
Heure: 2026-10-06 17:30 UTC
Résumé
Le parasitisme de couvée se produit lorsqu’un individu pond ses œufs dans le nid d’un autre, imposant les coûts de l’élevage de cette progéniture à l’individu parasité (l’hôte). En Amérique du Nord, la paruline jaune (Setophaga aestiva) est fréquemment parasitée par le vacher à tête brune (Molothrus ater), ce qui diminue son succès de reproduction. La paruline jaune a développé des comportements de défense en réponse aux signaux visuels et acoustiques du vacher, mais on ignore si elle utilise des signaux olfactifs. Mon étude a comblé cette lacune de recherche en testant l’impact de l’odeur de la femelle du vacher sur l’éjection des œufs et l’abandon du nid chez ces hôtes. J’ai appliqué de l’huile de lissage de femelles vachers (odeur de menace) et de femelles parulines à croupion jaune (Setophaga coronata, odeur non menaçante), ainsi qu’un contrôle sans odeur, à des nids de parulines jaunes non parasités pendant la ponte. J’ai enregistré les réponses des hôtes à ces odeurs à l’aide de caméras de surveillance au nid. Dans l’ensemble, les nids traités avec les odeurs hétérospécifiques menaçantes et non menaçantes ont suscité une plus grande réactivité à la zone de traitement que les nids témoins. Les hôtes inspectaient plus fréquemment le bord du nid traité avec l’odeur, s’orientaient vers le lieu du traitement et vérifiaient l’état de leurs œufs. Bien qu’aucun cas d’abandon de nid ou d’éjection d’œufs n’ait été observé, les réponses comportementales accrues aux deux odeurs hétérospécifiques suggèrent que les parulines jaunes pourraient être capables de reconnaître une odeur étrangère au nid. Ces résultats fournissent des preuves que les signaux olfactifs peuvent fournir des informations que l’hôte peut utiliser en combinaison avec les signaux visuels et auditifs pour répondre et se défendre contre les intrus au nid.
Corrections de traduction en cours
Évaluation de la contamination par les métaux toxiques et du transfert aux niveaux trophiques dans les rivières Deka et Lukosi, en utilisant des poissons et des oiseaux prédateurs comme bio-indicateurs.
Présentateur·rice·s: Mavis Gavajena1, 2
Affiliation·s: 1. candidate à la maîtrise, Faculté d’agriculture, de gestion de l’environnement et des ressources naturelles, Midlands State University
Session: 3MT - Pollution / écotoxicologie
Heure: 2026-10-06 20:36 UTC
Résumé
Les écosystèmes d’eau douce sont de plus en plus menacés par la contamination par des éléments toxiques tels que l’arsenic, le manganèse et le plomb, principalement due à l’exploitation minière, aux rejets industriels et aux activités agricoles. Ces polluants peuvent persister dans les environnements aquatiques, s’accumuler dans les sédiments et entrer dans les réseaux trophiques, où ils présentent des risques pour les organismes aquatiques et les niveaux trophiques supérieurs. Dans les systèmes fluviaux tels que les rivières Deka et Lukosi, qui sont influencés par les activités anthropiques, l’étendue de la contamination et ses implications écologiques suscitent une préoccupation croissante. Les organismes aquatiques, en particulier les poissons, jouent un rôle essentiel dans le transfert des contaminants par le biais des interactions trophiques, tandis que les oiseaux aquatiques prédateurs peuvent servir de bio-indicateurs efficaces de la pollution environnementale en raison de leur position au sommet du réseau trophique. Malgré cela, il existe peu d’informations sur la distribution et la bioaccumulation des éléments toxiques dans ces systèmes fluviaux et sur leur amplification potentielle à travers les niveaux trophiques. Cette étude vise à étudier les concentrations d’arsenic, de manganèse et de plomb dans l’eau, les sédiments et les poissons des rivières Deka et Lukosi, et à évaluer leur bioaccumulation subséquente chez les oiseaux aquatiques prédateurs. Nous émettons l’hypothèse que les niveaux de contaminants varieront dans l’espace et que la bioaccumulation augmentera avec la position trophique, reflétant les processus de bioamplification. En reliant la contamination environnementale à l’absorption biologique à travers plusieurs niveaux trophiques, cette recherche cherche à fournir un aperçu de la santé de l’écosystème et des risques potentiels pour la biodiversité aquatique et les espèces aviaires, tout en éclairant les futures stratégies de surveillance et de conservation.
Corrections de traduction en cours
Évaluation de l’exposition aux paysages urbains tout au long du cycle annuel chez deux espèces de parulines: une approche à l’aide de géolocalisateurs et du réseau Motus
Présentateur·rice·s: Nathanya Goudreau1, Kyle Elliott et Barbara Frei2
Affiliation·s: 1. Université McGill, 2. Université McGill, 3. Environnement et Changement climatique Canada
Session: 3MT - Écologie urbaine
Heure: 2026-10-06 20:48 UTC
Résumé
De nombreuses populations d’oiseaux migrateurs subissent des déclins continus, causés par divers facteurs, notamment des menaces anthropiques telles que la prédation par les chats, les collisions et la pollution. L’ampleur de leur exposition à certaines de ces menaces dans les paysages urbains tout au long de leur cycle annuel reste mal comprise. Nous cherchons à quantifier l’exposition urbaine tout au long du cycle annuel de la Paruline jaune (Setophaga petechia), une espèce tolérante aux milieux urbains, et de la Paruline à flancs marron (S. pensylvanica), une espèce qui les évite davantage. Nous prédisons que l’association d’une espèce avec les zones urbaines sur les aires de reproduction est un indicateur de son exposition pendant le reste du cycle annuel. Pour tester si les Parulines jaunes pourraient être plus exposées aux zones urbaines tout au long de l’année, nous avons déployé des géolocalisateurs à archivage par niveau de lumière sur des oiseaux nicheurs (n=88) et des émetteurs radio sur des individus en migration (n=73) au Québec, Canada. Les géolocalisateurs et les émetteurs radio ont révélé que les Parulines à flancs marron nichant dans le sud du Québec migrent le long de la côte Est et hivernent au Costa Rica et au Nicaragua, tandis que les Parulines jaunes migrent plus à l’ouest et hivernent en Colombie et au Venezuela. Nous suggérons que les Parulines à flancs marron ont la plus forte exposition urbaine pendant la migration et ont une voie migratoire plus urbanisée que les Parulines jaunes, qui se reproduisent et hivernent dans des sites plus perturbés par l’activité humaine que les Parulines à flancs marron.
Corrections de traduction en cours
Évaluation des tendances et de la structure des populations d’une espèce d’oiseau aquatique cryptique à travers son aire de répartition
Présentateur·rice·s: Joe Brosseau1, Joseph Brosseau2
Affiliation·s: 1. étudiant à la maîtrise en biologie, Université de la Saskatchewan, 2. Département de biologie, Université de la Saskatchewan
Session: 3MT - Écologie : Populations
Heure: 2026-10-06 20:24 UTC
Résumé
La Sterne de Forster (Sterna forsteri) est un oiseau aquatique nord-américain peu étudié dont le statut démographique est indéterminé et qui est potentiellement en déclin. Comparativement à d’autres espèces de sternes nord-américaines, les Sternes de Forster ont des migrations plus courtes, restant en Amérique du Nord tout au long de leur cycle annuel. Le cœur de l’aire de reproduction de la Sterne de Forster se situe dans les milieux humides intérieurs de la Région des fondrières des Prairies, avec des populations reproductrices supplémentaires s’étendant le long des côtes de l’Atlantique Sud et du golfe du Mexique aux États-Unis. Ma recherche vise à améliorer nos connaissances sur la structure de la population et les déplacements de la Sterne de Forster tout au long du cycle annuel complet, notamment en déterminant s’il existe différentes sous-espèces, comme cela a été proposé il y a plus de 80 ans. Pour ce faire, j’ai deux objectifs : 1) évaluer les tendances de la population en relation avec les covariables environnementales à l’aide de la science citoyenne et de données environnementales télédétectées, et 2) analyser la structure de la population à l’aide d’une combinaison de données morphologiques et génétiques recueillies auprès de ses populations reproductrices. Ces analyses combinées permettront une compréhension plus complète des Sternes de Forster, en fournissant des informations sur le statut et la structure de leur population tout au long du cycle annuel et en aidant à déterminer si des populations distinctes devraient être traitées comme des « unités désignables » distinctes pour optimiser les stratégies de conservation et de gestion de l’espèce.
Corrections de traduction en cours